Une panne sans précédent a plongé une grande partie de la péninsule ibérique dans l’obscurité le lundi 28 avril 2025. À partir de 12h33, le réseau a perdu une puissance majeure et des millions d’habitants ont vécu simultanément l’arrêt des services essentiels. Cette page suit l’évolution des événements, explique les impacts immédiats et propose des actions concrètes pour les citoyens et les entreprises touchées. Vous trouverez ici les faits, des éléments techniques accessibles et des conseils pratiques issus du terrain, portés par le fil conducteur d’une infirmière fictive, Lucía, confrontée à la gestion d’un service hospitalier sans électricité.
| Points essentiels | Valeur / détail |
|---|---|
| Heure de début | 12h33 perte soudaine de puissance |
| Puissance perdue | 15 GW soit environ 60 % de la demande |
| Zones touchées | Espagne continentale et Portugal ; Canaries et Baléares partiellement épargnées |
| Transport aérien | 344 vols annulés |
| Passagers ferroviaires pris en charge | ~35 000 par Renfe |
Coupure d’électricité Espagne Portugal : chronologie et faits clés de l’apagón
La séquence des événements est au cœur de la compréhension. À 12h33, le réseau a subi une variation brutale qui a entraîné une chute massive de production. Red Eléctrica de España a confirmé que des flux de puissance ont été perturbés provoquant un effondrement partiel du système.
Les premiers retours d’observateurs locaux ont décrit :
- métros arrêtés en pleine voie ;
- feux de circulation éteints dans plusieurs agglomérations ;
- réseaux mobiles et internet en mode dégradé ;
- hôpitaux basculant sur groupes électrogènes.
Les opérateurs historiques — Endesa, Iberdrola, Naturgy, Viesgo, Repsol Electricidad y Gas, EDP (Energias de Portugal) et Galp Energia — ont été immédiatement mobilisés pour assurer le soutien opérationnel dans leurs zones. Le réseau de transport portugais, REN, a indiqué une perte de service similaire à partir de 11h33 heure de Lisbonne, confirmant l’ampleur transfrontalière.
Voici un résumé chronologique simplifié :
- 12h33 : chute de 15 GW ; début du blackout.
- 12h35–13h15 : interruption généralisée, premières remontées d’information depuis le Pays Basque.
- 13h30–15h00 : tentative d’isolement et réalimentation parcellaire par Red Eléctrica de España.
- 16h00–18h00 : zones du nord et du sud progressivement réalimentées ; Madrid encore majoritairement touchée.
- 20h00+ : état de flux variable ; le gouvernement central active des mécanismes de coordination.
Sur le plan humain, la fiction de Lucía illustre un cheminement typique : à 12h45, elle doit décider du transfert de patients dépendants d’oxygène vers un hôpital muni d’un groupe électrogène. Les décisions se prennent rapidement, avec un mélange de protocole et d’adaptations improvisées. Cette situation révèle la vulnérabilité des services essentiels dépendant d’une alimentation continue.
Quelques chiffres de l’après-midi montrent la portée : 344 vols annulés, Renfe prenant en charge 35 000 passagers, et une mobilisation des forces de sécurité pour garantir l’ordre public. Le président du gouvernement a indiqué tard dans la soirée que la moitié du pays avait récupéré l’alimentation, mais que l’heure exacte d’un rétablissement total ne pouvait être garantie.
- Raisons d’inquiétude : perte simultanée des systèmes de paiement électronique, ascenseurs bloqués, chaînes froides menacées.
- Points positifs : réalimentations partielles du nord et du sud, hôpitaux catalans rétablis progressivement.
Insight final : cette première cartographie des événements montre que la panne a combiné une rupture technique et un effet domino sur l’organisation sociale, ce qui exige maintenant une analyse systémique pour éviter de futurs incidents similaires.

Impacts sur les transports, la santé et l’économie locale
Les ruptures d’alimentation électrique ont un effet immédiat sur les mobilités. Les métros à Madrid et d’autres grandes villes se sont arrêtés, obligeant des évacuations partielles et la coordination d’équipes de secours. Les feux de signalisation hors service ont entraîné des embouteillages massifs, multipliant le risque d’accidents et la pression sur les services d’urgence.
La suspension des vols, avec 344 annulations, a provoqué une congestion opérationnelle dans les aéroports, des files d’attente et des réacheminements. Les compagnies ferroviaires, dont Renfe, ont dû gérer des milliers de voyageurs immobilisés ; la prise en charge de ~35 000 passagers illustre l’échelle de l’intervention logistique.
- Mobilité urbaine : arrêts de métros et tramways, embouteillages créant des retards importants.
- Transports aériens : annulations générant coûts de logistique et réassortiment des vols.
- Chaînes d’approvisionnement : perturbation des livraisons frigorifiques et des systèmes de paiement.
Du côté sanitaire, la bascule sur groupes électrogènes a sauvé des vies mais mis en lumière des limites : les hôpitaux dépendent d’une logistique de carburant, comme l’a rappelé la municipalité de Malaga demandant du diesel pour alimenter ses générateurs. Lucía a vu des équipes soignantes devoir prioriser des interventions, déplacer des patients sous oxygène et organiser des relais manuels pour les dispositifs critiques.
Sur le plan économique, la fermeture temporaire d’entreprises, la perte de données non sauvegardées et les arrêts de production entraînent des coûts directs et indirects. Les marchés de l’électricité ibériques sont étroitement liés ; une panne comme celle-ci génère des perturbations tarifaires et une incertitude sur les approvisionnements futurs.
- Commerce de détail : pertes pour produits frais et surgelés ; risques pour la sécurité alimentaire.
- Industrie : arrêts de ligne, dommages potentiels aux équipements sensibles.
- Services : impossibilité de paiement par carte, perturbation des services bancaires en agence et en ligne.
Face à ces impacts, les opérateurs historiques — Endesa, Iberdrola, Naturgy, EDP, Galp Energia, Repsol Electricidad y Gas, Som Energia — se retrouvent au centre des attentions : leurs équipes techniques participent aux opérations de réalimentation et au rétablissement des sous-stations.
Liste des priorités opérationnelles identifiées par les autorités :
- sécurisation des hôpitaux et des centres de soins ;
- restauration progressive des réseaux de transport critique ;
- assurer l’approvisionnement en carburant pour générateurs ;
- rétablissement des communications d’urgence.
Insight final : l’apagón a révélé que les plans d’urgence existent mais nécessitent un renforcement des capacités logistiques (carburant, pièces, équipes mobiles) et une meilleure coordination entre les opérateurs publics et privés.

Origines possibles et enquêtes techniques : cyberattaque, interconnexion, aléas réseaux
L’origine exacte de la panne reste étudiée. Plusieurs pistes sont explorées par les autorités et les gestionnaires de réseau. La première hypothèse technique évoque une variation de flux sur les interconnexions, provoquant un effondrement en cascade. Red Eléctrica de España a signalé des variations de flux de puissance qui ont conduit au collapse partiel du système.
Une autre piste soulève la possibilité d’un incident lié à l’interconnexion avec la France ; RTE a indiqué avoir fourni 700 MW et disposer de 950 MW supplémentaires prêts à être injectés. Des éléments ont même évoqué des anomalies initiales lors d’une liaison internationale qui ont contribué à la dynamique de la panne.
- variation de flux électrique sur les interconnexions ;
- arrêt ou désynchronisation d’unités de production majeures ;
- cyberattaque ciblant des infrastructures critiques (piste investiguée) ;
- erreur humaine ou défaillance matérielle complexe.
La piste d’une cyberattaque a circulé, alimentée par l’ampleur simultanée des perturbations. Certaines voix politiques et analystes l’ont évoquée, sans qu’un consensus technique ait été annoncé publiquement. Le journalisme a rapporté que des sources académiques n’ont pas trouvé d’indices probants initiaux allant dans ce sens, mais les enquêtes se poursuivent et il est essentiel de garder la prudence.
Des coopérations internationales ont été déclenchées. Le Maroc a proposé une assistance via une interconnexion de 900 MW à travers le détroit de Gibraltar. L’Ukraine a fait part de son expérience sur la gestion des urgences réseau, offrant un échange de retours d’expérience utile compte tenu des épisodes qu’elle a gérés par le passé.
Voici les éléments d’enquête à suivre :
- analyse des logs opérationnels des sous-stations et des SCADA ;
- vérification de la séquence d’arrêts des unités de production ;
- examen des interconnexions transfrontalières et des protections automatiques ;
- audits de cybersécurité sur les points d’accès critiques.
Sur le plan technique, l’effondrement de 15 GW correspond à une perte massive et rapide, difficile à compenser par des réponses manuelles immédiates. Les opérateurs ont dû procéder à des réalimentations par zones en priorisant le nord et le sud — une stratégie visible à travers les remontées depuis le Pays Basque et l’Andalousie.
Insight final : l’enquête devra combiner analyses électriques traditionnelles et audits de cybersécurité pour établir une chaîne causale complète, et les coopérations internationales s’annoncent indispensables pour tirer des enseignements opérationnels.

Que faire lorsqu’on est privé d’électricité : actions immédiates pour particuliers et entreprises
Face à un blackout, les actions rapides et simples réduisent les risques et les pertes. Voici des mesures à adopter immédiatement, illustrées par le comportement de Lucía qui coordonne un service hospitalier confronté à la panne.
- Sécuriser les personnes vulnérables : vérifier les patients dépendants d’appareils médicaux et activer les plans de transfert si nécessaire.
- Préserver les denrées périssables : limiter l’ouverture des réfrigérateurs et congélateurs pour maintenir la chaîne du froid.
- Couper les équipements non essentiels pour éviter les surtensions lors du rétablissement.
Pour les foyers, une trousse d’urgence basique est précieuse : lampes, batteries, chargeur externe, pharmacie, eau potable et quelques denrées non périssables. Les entreprises doivent activer leurs plans de continuité d’activité, prévoir des générateurs pour les fonctions critiques et sécuriser les données par sauvegardes hors site.
Actions prioritaires par ordre d’importance :
- protection des vies humaines ;
- sécurisation des biens critiques (séries de serveurs, bases de données) ;
- maintenance des installations sensibles (stations de pompage, silos alimentaires) ;
- communication avec salariés et clients via canaux alternatifs.
Des conseils pratiques pour limiter les dégâts :
- prendre des photos de l’état des équipements avant redémarrage ;
- étiqueter et isoler les machines susceptibles d’endommager le réseau lors de la remise sous tension ;
- prévoir un point de contact externe, tel qu’un numéro d’urgence fourni par les fournisseurs d’énergie (certaines entreprises comme EDP et Iberdrola ont des lignes spécifiques pour les clients professionnels).
Pour les PME, une courte check-list opérationnelle :
- sauvegarder immédiatement les travaux en cours ;
- déconnecter les équipements sensibles avant la remise sous tension ;
- documenter les pertes pour les déclarations d’assurance.
Insight final : la préparation personnelle et la mise en place de procédures simples sauvent du temps et réduisent les pertes ; il est utile que chaque foyer et entreprise construise un plan minimal en liaison avec les opérateurs locaux comme Endesa ou Naturgy.

Politiques, résilience du réseau et enseignements pour l’avenir
Ce blackout pose des questions structurelles sur la résilience du parc électrique ibérique. Au-delà de l’exploitation quotidienne, il s’agit d’ajuster les politiques publiques, les investissements et la coordination internationale. Les sociétés d’État et privées — Red Eléctrica de España, Enagás pour le gaz, ainsi que les fournisseurs Endesa, Iberdrola, EDP, Galp Energia, Viesgo, Repsol Electricidad y Gas et les coopératives comme Som Energia — doivent intégrer ces retours d’expérience.
Principaux axes à travailler :
- renforcement des protections automatiques pour éviter l’effet domino ;
- diversification des sources et stockage pour résister à des pertes instantanées de production ;
- renforcement des interconnexions avec des accords clairs d’assistance et de capacité.
Un tableau synthétique présente les mesures proposées et les acteurs impliqués :
| Mesure | Acteurs concernés | Effet attendu |
|---|---|---|
| protocoles renforcés de protection du réseau | Red Eléctrica de España, REN, opérateurs privés | réduction du risque d’effondrement en cascade |
| capacité de stockage distribuée (batteries) | fournisseurs (Endesa, Iberdrola, EDP), collectivités | meilleure tolérance aux variations rapides |
| plans d’urgence logistiques (carburant, équipes mobiles) | gouvernements régionaux, municipalités, entreprises | réactivité accrue pour hôpitaux et services critiques |
| audits de cybersécurité | opérateurs réseau, autorités nationales | détection précoce des intrusions et renforcement des accès |
| coordinations internationales d’entraide | RTE, Maroc, Ukraine, instances européennes | mise à disposition rapide de capacités complémentaires |
Des décisions politiques sont probables : augmentation des investissements dans le stockage, renforcement des équipes de maintenance et relecture des règles de marché pour garantir une réserve suffisante en situation de stress. Le rôle des collectivités locales sera central pour organiser la distribution de ressources (carburant, eau, assistance sociale).
Pour Lucía, l’enseignement immédiat est organisationnel : formaliser des procédures de transfert, des stocks de consommables et une liste de contacts externes. À l’échelle nationale, il s’agit d’apprendre à piloter le réseau avec une logique de robustesse face aux ruptures rapides.
- renforcement des exercices de simulation à l’échelle nationale ;
- incitations fiscales pour accélérer le stockage chez les fournisseurs d’énergie ;
- partenariats public-privé pour financer la résilience.
Insight final : la panne met en lumière la nécessité d’une vision stratégique intégrée où opérateurs, pouvoirs publics et citoyens partagent responsabilités et moyens pour garantir une société moins vulnérable aux ruptures d’électricité.

Q: Comment savoir si mon fournisseur a des informations en temps réel sur une panne ?
A: Les fournisseurs publient généralement des mises à jour via leurs sites, comptes officiels et numéros d’urgence. En cas d’interruption majeure, privilégiez les canaux officiels et les communications des autorités régionales.
Q: Que faire si une personne dépend d’un appareil médical en cas de blackout ?
A: Contacter immédiatement les services d’urgence et les équipes de santé locales. Connaître à l’avance les établissements équipés de groupes électrogènes et prévoir une batterie de secours si possible.
Q: Qui coordonne la remise en puissance du réseau dans de tels événements ?
A: Le gestionnaire du réseau de transport (Red Eléctrica de España en Espagne, REN au Portugal) pilote la coordination technique avec les producteurs, distributeurs et autorités publiques.
Q: Les interconnexions internationales sont-elles un risque ?
A: Elles sont à la fois une source de sécurité (partage de capacités) et un vecteur de propagation d’anomalies. Leur gestion nécessite des protections techniques et des accords opérationnels robustes.
Q: Comment se préparer collectivement pour limiter les impacts futurs ?
A: Développer des plans locaux d’urgence, investir dans le stockage distribué, mener des exercices conjoints et renforcer les capacités logistiques pour l’approvisionnement des services essentiels.




