En 2025, le paysage des droits audiovisuels du football en France a été profondément remodelé. Les accords signés ces dernières saisons ont déplacé les grandes compétitions vers des diffuseurs différents, modifiant l’accès des supporters, la facture des abonnements et la distribution des recettes entre clubs. Ce texte accompagne Lucas, supporter passionné et père de famille, dans ses choix d’abonnement, tout en analysant les conséquences financières et médiatiques pour les clubs, les compétitions féminines et les jeunes catégories. Ici sont rassemblées les informations pratiques, des scénarios concrets et des pistes techniques pour voir les matchs sans se perdre dans l’offre multiple.
Points essentiels à retenir
- Canal+ détient la Ligue des Champions, l’Europa League et l’Europa Conference League pour la période 2024-2027.
- Ligue 1 est centralisée sur la plateforme Ligue 1+, lancée par la LFP.
- beIN Sports reste un acteur majeur pour la Liga, la Bundesliga et la Ligue 2 ; son offre est proposée autour de 15€/mois.
- DAZN diffuse la Serie A ; Disney+ s’occupe de la Ligue des Champions féminine.
- Regarder tous les matchs implique souvent de combiner plusieurs abonnements : Canal+ Sport ou le Pass Sport peuvent simplifier la facture.
La donne 2025 : qui détient quels droits et pourquoi cela change tout
Le marché des droits TV a connu une recomposition notable depuis 2024, avec des attributions qui influencent l’expérience du public et la santé financière des clubs. Canal+ a remporté l’appel d’offres pour les compétitions européennes majeures masculines et a obtenu l’exclusivité sur la Ligue des Champions, l’Europa League et l’Europa Conference League pour la fenêtre 2024-2027.
Pour les compétitions nationales, la stratégie est fragmentée. La LFP a lancé Ligue 1+, une plateforme dédiée qui diffuse l’essentiel des rencontres du championnat français. beIN Sports conserve des droits importants : la Ligue 2, la Liga espagnole jusqu’en 2026 et la Bundesliga dans ses accords prolongés. DAZN a sécurisé la Série A, tandis que certaines compétitions portugaises restent sur des offres locales comme RMC Sport pour la Liga NOS.
Du côté des compétitions internationales, la Coupe du Monde 2026 sera diffusée intégralement par M6, et l’Euro 2028 sera majoritairement sur beIN Sports avec 25 rencontres proposées par TF1 et M6. L’Équipe de France bénéficie d’une exposition particulière : les matches masculins sont programmés sur TF1, tandis que l’équipe féminine voit ses rencontres diffusées en clair via M6/W9 et France.tv.
La répartition 2025 fait apparaître plusieurs schémas à connaître :
- Centralisation des compétitions européennes sur un acteur premium : facilite l’accès aux grandes affiches mais augmente la dépendance à un abonnement unique.
- Surtaxe des compétitions nationales : la création de Ligue 1+ montre la volonté des organisations d’augmenter leur marge directe.
- Fragmentation : les championnats étrangers et les coupes restent dispersés entre plusieurs plateformes, ce qui complique la lecture pour le consommateur.
Pour clarifier l’offre, voici un tableau synthétique des droits sur la période 2025-2027 :
| Compétition | Diffuseur principal | Période |
|---|---|---|
| Ligue des Champions (hommes) | Canal+ | 2024-2027 |
| Ligue des Champions (femmes) | Disney+ | 2025-2029 |
| Ligue 1 | Ligue 1+ | 2025-2026 |
| Ligue 2 | beIN Sports | jusqu’en 2029 |
| Serie A | DAZN | 2025 |
| Premier League | Canal+ | depuis 2022 |
| Bundesliga / Liga | beIN Sports | jusqu’en 2025-2026 |
| Coupe du Monde 2026 | M6 | 2026 |
Pour Lucas, ce tableau est une carte : il montre que pour accéder aux meilleures affiches européennes, l’abonnement à Canal+ est indispensable, alors que suivre la Ligue 1 nécessite un abonnement séparé à Ligue 1+. Ces constats orientent les décisions d’achat, et expliquent pourquoi certains abonnés choisissent aujourd’hui des bundles comme Canal+ Sport ou un Pass combinant plusieurs fournisseurs.
Enjeu politique et économique : la proposition sénatoriale visant à limiter le ratio de distribution des recettes à 1 pour 3 cherche à réduire l’écart entre clubs. Cela pourrait influer sur les prochains appels d’offres, car les diffuseurs tiennent compte du rapport entre spectacle télévisé et compétitivité du championnat.
Insight clé : la consolidation des droits européens chez Canal+ et la création de Ligue 1+ redéfinissent le pouvoir de négociation des diffuseurs et la logique d’abonnement des supporters.

Comment choisir ses abonnements pour suivre la Ligue 1 et la Ligue des Champions
Le cas de Lucas illustre un dilemme répandu : comment limiter la dépense tout en ne manquant aucune affiche importante ? Son foyer a deux adultes et un adolescent. Les priorités : les matchs du club local, les grandes soirées de Ligue des Champions et quelques rencontres de Premier League.
Pour établir une stratégie d’abonnement, il faut se poser trois questions simples : quelles compétitions voulez-vous voir réellement ? Combien de soirées par mois consacrez-vous au foot ? Êtes-vous prêt à naviguer entre plusieurs plateformes ?
Scénario 1 : accro aux soirées européennes
Si l’objectif est de suivre la Ligue des Champions, la solution la plus claire est l’abonnement à Canal+, qui détient l’ensemble des matchs européens masculins. L’offre commerciale de Canal propose un tarif attractif la première année, puis un prix normalisé. Pour « Lucas », cela signifie souscrire à Canal+ et, si nécessaire, ajouter un abonnement à Ligue 1+ pour les affiches nationales.
- Avantage : accès à la majorité des grandes affiches et autres compétitions européennes.
- Inconvénient : coût cumulé si l’on veut aussi la Ligue 1 et d’autres championnats.
- Astuce : vérifier les offres packagées et promotions — par exemple, la possibilité d’accéder à beIN Sports via certains bouquets opérateurs ou à Canal+ Sport.
La fiche pratique : Canal+ propose une formule à prix réduit les premiers mois (19,99€/mois sur la période d’essai) puis un tarif courant autour de 27,99€/mois. Le pack Canal+ Sport, qui agrège Canal+, Eurosport et beIN SPORTS, est un moyen de rassembler une grande partie des droits pour un tarif global initialement compétitif.
Scénario 2 : spectateur polyvalent, budget maîtrisé
Pour les foyers qui veulent suivre la Ligue 1, quelques championnats étrangers et du football féminin, une combinaison est judicieuse. Par exemple :
- Ligue 1+ pour les matchs nationaux.
- beIN Sports pour la Ligue 2, la Liga et la Bundesliga.
- DAZN pour la Serie A si ce championnat vous intéresse.
En pratique, cela signifie souvent prendre deux ou trois abonnements à tarif réduit ou profiter d’offres groupées proposées par les opérateurs fixes. Pour des conseils techniques sur la gestion des abonnements via une box, consultez des tutoriaux comme celui pour regarder myCanal sur votre TV.
Scénario 3 : regarder sans casser la tirelire
Si votre consommation est limitée à quelques matchs par mois, plusieurs options existent :
- acheter un pass ponctuel pour un match majeur ;
- profiter des diffusions en clair (M6, TF1, France.tv) pour les rencontres de l’équipe nationale ;
- utiliser des offres week-end ou des promotions ponctuelles proposées par Canal+, beIN Sports ou DAZN.
Par ailleurs, les consommateurs techniques peuvent jeter un œil aux solutions IPTV, proches de l’illégalité si elles ne respectent pas les droits : pour comprendre les enjeux et risques, l’article sur LIPTV apporte un cadre utile.
Liste d’actions concrètes à appliquer avant de souscrire :
- évaluer le nombre de soirées consacrées au foot;
- listez les compétitions incontournables;
- vérifier les bundles opérateurs (box + TV) et promotions;
- considérer les packs familiaux si plusieurs membres regardent le sport;
- tester une offre courte durée pour valider l’usage avant engagement long.
Insight final : combiner Canal+ pour l’Europe et Ligue 1+ pour le championnat national est souvent la solution la plus simple pour qui veut « tout voir » sans multiplier les plateformes obscures.

Conséquences pour les clubs : répartition, finances et compétitivité
La redistribution des droits a des effets directs sur les recettes des clubs et donc sur leur capacité à recruter et à investir. Historiquement, les droits TV représentent une part importante du budget des clubs de première division.
Avec la montée en puissance d’une chaîne dédiée comme Ligue 1+, la LFP cherche à capter une part plus importante de la valeur créée autour du championnat. Pour les clubs, la distribution des revenus dépend d’un mix entre parts fixes, performances sportives et audience.
Comment les recettes se partagent
Le modèle de répartition est souvent composé de trois blocs : un partage fixe, un partage basé sur les résultats/position, et un partage lié à l’audience.
- Part fixe : garantit une base de revenus pour les clubs.
- Mécanisme performance : récompense les meilleurs classés et la présence en compétitions européennes.
- Critères audience : prise en compte des audiences télévisées et de l’engagement numérique.
À titre d’exemple, la moyenne perçue récemment par les clubs de Ligue 1 s’est située autour de 35 millions d’euros par club sur un exercice, mais la dispersion reste significative entre clubs historiques et petits clubs. La proposition de loi visant à limiter l’écart de distribution à un ratio de 1 pour 3 vise précisément à améliorer l’équité et la compétitivité à long terme.
Impacts concrets sur le mercato et la formation
Lorsque des clubs intermédiaires perçoivent davantage de revenus, ils peuvent maintenir leurs centres de formation, offrir des contrats plus attractifs aux jeunes et résister à la pression des ventes forcées. À l’inverse, une concentration excessive des recettes favorise un cercle où les clubs déjà puissants renforcent leur avance.
- Plus de ressources = meilleure capacité d’investissement dans les infrastructures.
- Meilleure visibilité télévisée = hausse du sponsoring et des revenus partenariats.
- Risque de dépendance sur un diffuseur : si un grand acteur réduit sa présence, les clubs peuvent subir des pertes immédiates.
La diversification des partenaires médias (ex : présence de Amazon Prime Video sur certains événements internationaux, ou d’acteurs émergents) peut stabiliser les revenus à condition que les accords restent transparents et durables.
Cas pratique : le club « Rougeville » (fictif) a connu une hausse de revenus après la centralisation d’un paquet de matches sur Ligue 1+. Il a affecté 40% de cette hausse au centre de formation, ce qui a permis à trois jeunes titulaires d’émerger sur la saison suivante. Ce type d’exemple illustre l’effet multiplicateur des droits bien répartis.
Pour les supporters, la conséquence la plus visible est l’augmentation potentielle du prix des abonnements, mais aussi une meilleure qualité de production et plus de contenus dédiés (magazines, rétrospectives, formats courts).
Insight final : la clé réside dans un équilibre entre centralisation des droits pour la valeur et mécanismes de redistribution pour la compétitivité.

Options techniques pour regarder le foot : offres, opérateurs et contournements
Au-delà du choix des plateformes, la manière technique d’accéder aux contenus influence l’expérience et le budget. Certaines box opérateurs incluent déjà des bouquets sportifs, ce qui peut faciliter la gestion des abonnements.
Les opérateurs proposent souvent des promotions incluant des bouquets beIN Sports, Canal+ ou DAZN au moment de la souscription. Pour comprendre comment l’intégration fonctionne techniquement avec les box, voyez les tutoriels sur myCanal ou les offres Freebox listées sur les chaînes et options Freebox.
Solutions légales et pratiques
- Privilégier les offres packagées proposées par votre opérateur fixe pour réduire le coût global.
- Utiliser les applications officielles (myCanal, beIN Connect, DAZN) compatibles TV connectée ou box.
- profiter des essais gratuits et des tarifs promotionnels pour tester l’usage réel.
Les bundles comme Canal+ Sport réunissent plusieurs services pour 34,99€/mois les premiers mois, puis autour de 45€/mois. beIN Sports reste accessible seul pour environ 15€/mois, une option économique si vous ciblez la Liga ou la Bundesliga. DAZN propose son offre Unlimited à 19,99€/mois.
Risques et contournements : certaines solutions IPTV offrent un accès étendu à bas coût, mais elles posent des risques juridiques et de sécurité. Pour une lecture équilibrée des enjeux techniques et légaux, l’article sur LIPTV est instructif.
Liste de vérification technique avant de souscrire :
- vérifier la compatibilité de la TV/box avec les applications;
- contrôler la qualité internet (fibre recommandée pour 4K);
- consulter les offres opérateurs (Orange, SFR, Bouygues) pour des packs intégrés;
- lire les conditions d’engagement et la durée des promos;
- sécuriser ses comptes (authentification forte, gestion des appareils).
Pour des conseils sur la fibre et l’installation, consultez le dossier sur l’installation de la fibre. Si vous utilisez Freebox et souhaitez savoir comment intégrer Eurosport, voyez regarder Eurosport sur Freebox.
Insight final : la solution la plus pragmatique combine offres packagées opérateur et abonnements ciblés pour réduire les coûts sans sacrifier la qualité.

Droits du foot féminin et des jeunes : visibilité et accès pour le public
Le paysage audiovisuel évolue aussi pour le football féminin et les compétitions jeunes. Les accords récents montrent une volonté de renforcer la visibilité féminine, tout en utilisant des plateformes grand public.
La Ligue des Champions féminine appartient à Disney+ pour la fenêtre 2025-2029, et la distribution des matchs est complétée par des diffusions secondaires sur des chaînes gratuites ou plateformes numériques. L’Arkema Première Ligue (Ligue 1 féminine) est proposée par Canal+ pour 2025-2029, ce qui confère une exposition payante mais potentiellement plus de moyens de production.
Accès pour le grand public
- France.tv et M6/W9 assurent une présence en clair pour certains matches de l’équipe de France féminine.
- La Coupe de France féminine est co-diffusée entre France.tv et beIN Sports, augmentant l’audience potentielle.
- La mise en ligne de certains matches sur des plateformes comme DAZN ou YouTube permet une diffusion complémentaire.
À l’échelle des jeunes, l’UEFA Youth League est disponible via UEFA.tv, offrant une vitrine importante pour les talents émergents. Les compétitions des moins de 20 ans et moins de 19 ans ont trouvé une place sur L’Équipe, garantissant une couverture journalistique forte.
Exemple concret : une joueuse formée dans un centre de formation régional a pu se faire repérer après une performance retransmise sur Disney+ et sur les réseaux. Cette visibilité accélère les carrières et attire des sponsors locaux, créant un cercle vertueux pour l’écosystème féminin.
Liste d’actions pour les supporters souhaitant suivre le foot féminin :
- vérifier les abonnements à Canal+ et Disney+ pour couvrir Ligue 1 féminine et C1 féminine;
- suivre France.tv pour les matches en clair et les résumés;
- consulter L’Équipe pour analyses et diffusion des jeunes compétitions;
- participer aux discussions locales pour demander davantage de diffusion gratuite des matches féminins.
Insight final : la montée des plateformes payantes pour le football féminin ouvre des perspectives économiques et médiatiques mais exige une stratégie claire pour garantir la meilleure visibilité au plus grand nombre.
Questions fréquentes
Comment suivre la Ligue des Champions en 2025 ?
Pour suivre l’intégralité des matchs de la Ligue des Champions masculines, il faut un abonnement à Canal+. Pour les matchs féminins, Disney+ détient les droits. Pour des conseils pratiques sur la gestion des abonnements, voir comment regarder myCanal.
Quelle combinaison d’abonnements est la plus économique ?
La combinaison la plus robuste pour un fan européen typique est Canal+ (pour l’Europe) + Ligue 1+ (pour le championnat français). Pour un spectateur polyvalent, intégrer beIN Sports (15€/mois) ou un pack Canal+ Sport peut réduire la multiplicité des souscriptions. Pour voir des comparatifs sur les offres, consultez les ressources sur replay et services.
Puis-je tout voir via mon opérateur box ?
Beaucoup d’opérateurs proposent des bundles incluant Canal+, beIN Sports ou DAZN. Il est recommandé de vérifier les offres d’intégration (Orange, SFR, Bouygues) et de lire les conditions. Des informations utiles figurent sur les pages dédiées aux bouquets et options Freebox et aux intégrations beIN Sports via opérateurs : beIN Sports et Orange TV et regarder Eurosport sur Freebox.
Que faire si je veux suivre la Serie A et la Premier League ?
La Serie A est sur DAZN tandis que la Premier League est diffusée par Canal+. Pour un accès complet, il faudra donc combiner ces deux services ou privilégier des packs opérateurs qui incluent plusieurs diffuseurs.
Quels sont les risques des solutions IPTV ou non officielles ?
Elles peuvent sembler attractives financièrement mais présentent des risques juridiques et de sécurité. Pour une compréhension plus large des enjeux, l’article sur LIPTV décrit les conséquences pour spectateurs et diffuseurs.




