Lorsqu’un jeune s’engage dans un stage en entreprise, la question de la rémunération est souvent source d’interrogations. Contrairement à un emploi classique, les stages ne donnent pas lieu à un salaire à proprement parler, mais à une gratification dont le montant et les conditions d’attribution sont strictement encadrés par la loi. En 2025, le cadre réglementaire a évolué pour offrir une meilleure protection aux stagiaires, tout en maintenant un équilibre avec les intérêts des organismes d’accueil. Qu’il s’agisse d’un stage dans le secteur public ou privé, pour quelques semaines ou plusieurs mois, le calcul des indemnités obéit à des règles précises que tout stagiaire devrait connaître pour faire valoir ses droits. Décryptons ensemble les modalités de calcul, les montants minimaux, et les spécificités liées à la rémunération des stages en milieu professionnel.
Les fondamentaux de la gratification de stage en 2025

La gratification de stage constitue une indemnité versée au stagiaire en contrepartie de sa présence et de son travail au sein d’un organisme d’accueil. Il est essentiel de comprendre que cette rémunération n’est pas assimilable à un salaire classique. En 2025, le cadre juridique encadrant cette pratique s’est considérablement renforcé pour protéger les jeunes en formation.
Pour commencer, tous les stages ne sont pas soumis à l’obligation de gratification. Seuls les stages dont la durée est supérieure à deux mois, consécutifs ou non, au cours d’une même année scolaire ou universitaire doivent obligatoirement faire l’objet d’une indemnisation. Cette règle s’applique aussi bien dans le secteur privé que dans la fonction publique.
La loi définit avec précision ce que représentent ces deux mois de présence effective. Concrètement, cela correspond à 308 heures de présence, calculées sur la base de 7 heures de travail par jour, soit 44 jours de stage. Dès que cette durée est atteinte, la gratification devient obligatoire et doit être versée mensuellement au stagiaire, à compter du premier jour du stage.
En 2025, le montant minimum de la gratification est fixé à 15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale. Ce plafond étant de 29 euros, la rémunération horaire minimale s’élève donc à 4,35 euros. Cette base de calcul permet d’établir le montant mensuel minimum que l’organisme d’accueil doit verser au stagiaire.
- Durée minimale pour être rémunéré : plus de 2 mois (308 heures)
- Base de calcul : 15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale
- Montant horaire minimum en 2025 : 4,35 euros
- Versement : obligatoirement mensuel
- Application : dès le premier jour de stage
Il faut noter que ces règles connaissent quelques exceptions. Par exemple, pour les élèves de l’enseignement agricole suivant une formation selon un rythme spécifique, la durée minimale pour bénéficier d’une gratification est portée à 3 mois, soit 462 heures de présence effective. Par ailleurs, les stages effectués à l’étranger obéissent à des règles différentes, généralement définies dans la convention de stage et adaptées à la législation du pays d’accueil.
La gratification doit être mentionnée dans la convention de stage, document contractuel signé entre l’établissement d’enseignement, l’organisme d’accueil et le stagiaire. Ce document précise également les missions confiées, les horaires de travail, la durée du stage, ainsi que les modalités d’encadrement.
| Type d’organisme | Montant minimum | Possibilité de dépasser le minimum |
|---|---|---|
| Organisme public | 15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale | Non (requalification en contrat de travail) |
| Entreprise privée | 15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale | Oui (selon convention collective ou accord) |
| Association | 15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale | Oui (selon moyens financiers) |
En matière de droits du travail, le stagiaire bénéficie également d’avantages similaires à ceux des salariés de l’entreprise, notamment en ce qui concerne l’accès au restaurant d’entreprise, les tickets restaurant, ou encore la prise en charge des frais de transport. Ces dispositions contribuent à améliorer les conditions matérielles du stage et à reconnaître la contribution du stagiaire à l’activité de l’organisme d’accueil.
Différence entre gratification de stage et salaire conventionnel
Il est fondamental de bien distinguer la gratification de stage d’un salaire conventionnel, car ces deux formes de rémunération n’obéissent pas aux mêmes règles juridiques et fiscales. La gratification constitue une indemnité spécifique versée dans le cadre d’une convention de stage, alors que le salaire représente la contrepartie d’un contrat de travail.
Contrairement au salaire, la gratification de stage ne donne pas lieu à une fiche de paie à proprement parler. L’organisme d’accueil remet généralement au stagiaire un simple relevé mensuel précisant le nombre d’heures effectuées et le montant de l’indemnité correspondante. De plus, le stagiaire ne bénéficie pas des mêmes protections sociales qu’un salarié classique.
En termes de cotisations sociales, la gratification présente une particularité avantageuse : tant qu’elle ne dépasse pas le montant minimum légal (15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale), elle est totalement exonérée de charges sociales. Cela signifie qu’aucune cotisation n’est prélevée, ni pour l’employeur, ni pour le stagiaire.
Si l’organisme d’accueil décide de verser une gratification supérieure au minimum légal, seule la fraction excédentaire sera soumise aux cotisations sociales. Par exemple, si une entreprise verse 5 euros de l’heure à un stagiaire en 2025, seule la différence avec le minimum légal (5 – 4,35 = 0,65 euro) sera assujettie aux charges sociales.
- Pas de bulletin de salaire mais un relevé d’indemnités
- Absence de cotisation chômage
- Exonération de charges sociales jusqu’au minimum légal
- Pas de congés payés contractuels (mais des autorisations d’absence possibles)
- Pas de prime de précarité en fin de stage
Du point de vue fiscal, la gratification bénéficie également d’un traitement favorable. En effet, les indemnités de stage sont exonérées d’impôt sur le revenu selon les mêmes conditions que les salaires versés aux apprentis : si le cumul des gratifications perçues au cours d’une année est inférieur au montant du SMIC annuel, aucune déclaration n’est nécessaire. Cette disposition constitue un avantage non négligeable pour les jeunes stagiaires qui peuvent ainsi conserver l’intégralité de leur indemnité.
Par ailleurs, il est important de souligner que la gratification de stage peut être cumulée avec d’autres aides, comme les bourses d’études. Pour les étudiants bénéficiant d’une bourse du CROUS ou d’une bourse de lycée, la perception d’une indemnité de stage n’entraîne pas la suppression de cette aide financière. De même, dans le calcul des droits aux allocations logement (APL), la gratification n’est pas prise en compte dans les ressources si elle reste inférieure au SMIC annuel.
Méthode de calcul des indemnités de stage en 2025
Le calcul précis des indemnités de stage constitue un élément crucial pour les jeunes stagiaires comme pour les organismes d’accueil. En 2025, la méthode de calcul s’appuie sur des paramètres clairement définis, permettant d’établir avec exactitude le montant dû pour chaque période de stage.
La base de calcul repose sur le taux horaire minimum de gratification, fixé à 15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale. Ce plafond étant de 29 euros en 2025, le taux horaire minimum s’établit à 4,35 euros (29 € × 0,15). Cette valeur sert de référence pour déterminer l’indemnité due pour chaque heure de présence effective du stagiaire.
Pour calculer le montant mensuel de la gratification, il convient de multiplier ce taux horaire par le nombre d’heures de présence effective au cours du mois. Par exemple, pour un stagiaire présent 140 heures dans le mois, l’indemnité minimale sera de 609 euros (140 × 4,35 €). Ce calcul doit être effectué pour chaque mois de stage, en tenant compte des variations possibles du nombre d’heures de présence.
Il existe deux principales méthodes de versement de la gratification, laissées au choix de l’organisme d’accueil mais devant être précisées dans la convention de stage :
- Le versement mensuel selon la présence effective : l’indemnité varie chaque mois en fonction du nombre d’heures réellement effectuées
- Le versement mensuel lissé : l’indemnité totale due pour l’ensemble du stage est divisée par le nombre de mois, aboutissant à un montant identique versé chaque mois, indépendamment des variations d’heures
Pour illustrer ces méthodes, prenons l’exemple d’un stage de trois mois avec une répartition inégale des jours de présence : 5 jours en janvier (35 heures), 22 jours en mars (154 heures) et 20 jours en avril (140 heures), soit un total de 329 heures. Avec la méthode de versement selon la présence effective, le stagiaire recevra 152,25 € en janvier, 669,90 € en mars et 609 € en avril. Avec la méthode du lissage, il percevra 477,05 € chaque mois (1431,15 € ÷ 3).
| Mois | Jours de présence | Heures effectuées | Gratification (présence effective) | Gratification (lissage) |
|---|---|---|---|---|
| Janvier 2025 | 5 | 35 | 152,25 € | 477,05 € |
| Mars 2025 | 22 | 154 | 669,90 € | |
| Avril 2025 | 20 | 140 | 609,00 € | |
| Total | 1 431,15 € | |||
Pour faciliter ces calculs, un simulateur officiel est mis à disposition par l’administration. Cet outil permet d’estimer avec précision le montant de la gratification minimale due pour chaque mois du stage et pour sa totalité, en tenant compte des jours de présence effective.
Il est important de noter que le stagiaire doit être rémunéré dès le premier jour de stage, même si la durée totale du stage n’atteint le seuil des deux mois qu’en cours de route. Par exemple, si un stage démarre le 1er mars et se termine le 30 avril (soit exactement deux mois), la gratification est due pour l’ensemble de la période, y compris pour les premiers jours de mars.
Différences de calcul entre secteur public et secteur privé
Le calcul des indemnités de stage présente des particularités importantes selon que le stage s’effectue dans le secteur public ou dans le secteur privé. Ces différences méritent d’être bien comprises par les jeunes stagiaires afin d’évaluer correctement les conditions financières de leur expérience professionnelle.
Dans le secteur public (administrations, collectivités territoriales, établissements publics), la gratification est strictement encadrée. Elle ne peut en aucun cas dépasser le montant minimum légal de 15% du plafond horaire de la Sécurité Sociale, soit 4,35 euros de l’heure en 2025. Cette limitation est impérative : si un organisme public versait une gratification supérieure, le stage risquerait d’être requalifié en contrat de travail, ce qui entraînerait des conséquences juridiques et financières importantes.
À l’inverse, dans le secteur privé (entreprises, associations), il est tout à fait possible de verser une gratification supérieure au minimum légal. De nombreuses entreprises, notamment dans des secteurs comme la finance, le conseil ou les technologies, proposent des indemnités nettement plus attractives pour attirer les meilleurs profils ou valoriser le travail effectué. Ces montants sont généralement définis par les conventions collectives de branche ou par des accords internes à l’entreprise.
Prenons l’exemple d’un stage de trois mois dans une entreprise privée qui applique un taux horaire de 17% du plafond de la Sécurité Sociale (soit 4,93 euros). Pour le même nombre d’heures que dans l’exemple précédent (329 heures au total), la gratification totale s’élèvera à 1621,97 euros, contre 1431,15 euros au taux minimum légal, soit une différence de 190,82 euros sur l’ensemble du stage.
- Secteur public : taux horaire fixe de 4,35 € (impossibilité de dépasser)
- Secteur privé : taux horaire minimum de 4,35 € (possibilité d’aller au-delà)
- Associations : possibilité d’ajuster selon les moyens financiers
- Grandes entreprises : souvent des gratifications supérieures pour attirer les talents
- PME : généralement plus proches du minimum légal
Une autre différence importante concerne les cotisations sociales. Dans le secteur public comme dans le secteur privé, la fraction de la gratification ne dépassant pas le minimum légal est exonérée de charges sociales. Toutefois, pour la partie supérieure à ce minimum, qui ne peut exister que dans le secteur privé, des cotisations sociales s’appliquent selon les règles du droit commun.
Il est également intéressant de noter que certains secteurs d’activité, comme la finance, les cabinets d’avocats ou les entreprises technologiques, proposent traditionnellement des gratifications nettement supérieures au minimum légal, pouvant atteindre deux à trois fois ce montant. Cette pratique s’explique par la forte concurrence pour attirer les meilleurs profils et par la valeur ajoutée significative que peuvent apporter certains stagiaires à l’activité de l’entreprise.
Les conditions d’éligibilité à la gratification de stage

Pour bénéficier d’une gratification de stage, plusieurs conditions doivent être réunies. Ces critères d’éligibilité sont définis par le Code de l’éducation et le Code du travail, qui encadrent strictement le statut de stagiaire et les obligations des organismes d’accueil en matière de rémunération.
La première condition, et sans doute la plus importante, concerne la durée du stage. Seuls les stages d’une durée supérieure à deux mois, consécutifs ou non, au cours d’une même année scolaire ou universitaire, ouvrent droit à une gratification obligatoire. Cette durée de deux mois correspond à 308 heures de présence effective, calculées sur la base de 7 heures par jour de stage. Si la durée du stage est inférieure ou égale à ce seuil, l’organisme d’accueil n’a aucune obligation légale de verser une indemnité, même s’il peut choisir de le faire de manière volontaire.
La deuxième condition essentielle concerne le cadre du stage. Pour être éligible à une gratification, le stage doit s’inscrire dans un cursus pédagogique et faire l’objet d’une convention tripartite entre l’établissement d’enseignement, l’organisme d’accueil et le stagiaire. Cette convention doit préciser les objectifs pédagogiques du stage, sa durée, les missions confiées au stagiaire, ainsi que les modalités de la gratification.
Le statut du stagiaire constitue également un critère déterminant. Seuls les étudiants ou élèves inscrits dans un établissement d’enseignement délivrant une formation diplômante ou certifiante peuvent bénéficier du statut de stagiaire et donc de la gratification correspondante. Cela exclut notamment les personnes en recherche d’emploi qui effectueraient un stage de découverte ou de réorientation professionnelle hors cadre scolaire ou universitaire.
- Être inscrit dans un établissement d’enseignement délivrant une formation diplômante
- Effectuer un stage d’une durée supérieure à deux mois (308 heures)
- Disposer d’une convention de stage tripartite
- Réaliser le stage dans le cadre d’un cursus pédagogique
- Être âgé d’au moins 16 ans (sauf dérogation)
L’âge du stagiaire peut également entrer en ligne de compte. Les mineurs de moins de 16 ans en stage d’observation ou en séquence d’observation en milieu professionnel ne sont généralement pas concernés par la gratification obligatoire, ces périodes étant généralement très courtes (une semaine) et s’inscrivant dans le cadre de l’enseignement général au collège.
Il existe par ailleurs quelques exceptions sectorielles. Pour les élèves de l’enseignement agricole suivant une formation selon un rythme spécifique, la durée minimale pour bénéficier d’une gratification est portée à trois mois, soit 462 heures de présence effective. Cette exception tient compte des spécificités des formations agricoles, qui intègrent souvent des périodes de stage plus longues et plus fragmentées.
| Type de stage | Durée minimale pour gratification | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Stage en entreprise (formation générale) | Plus de 2 mois (308 heures) | Convention tripartite obligatoire |
| Stage dans l’enseignement agricole | Plus de 3 mois (462 heures) | Rythme spécifique |
| Stage d’observation (collège) | Non concerné | Durée très courte (1 semaine) |
| Stage à l’étranger | Variable selon législation locale | Défini dans la convention |
Pour les stages effectués à l’étranger, les règles sont généralement adaptées à la législation du pays d’accueil. La convention de stage précise alors les modalités spécifiques applicables, notamment en matière de gratification et de protection sociale. Il est recommandé aux étudiants envisageant un stage international de se renseigner précisément sur les conditions applicables dans le pays concerné, ces dernières pouvant être très différentes des standards français.
Enfin, il convient de noter que certains stages, bien que s’inscrivant dans un cursus pédagogique, peuvent être exclus du champ d’application de la gratification obligatoire en raison de leur nature particulière. C’est notamment le cas des stages effectués par les étudiants en médecine dans le cadre de leur formation hospitalière, qui obéissent à une réglementation spécifique.
Règles particulières pour certaines formations et secteurs d’activité
La réglementation relative à la gratification des stages présente des particularités pour certaines formations et secteurs d’activité. Ces spécificités tiennent compte des contraintes et des traditions propres à ces domaines, tout en cherchant à garantir une équité globale dans le traitement des stagiaires.
Dans le domaine de la santé, les stages hospitaliers effectués par les étudiants en médecine, pharmacie ou odontologie sont soumis à un régime particulier. Ces stages, qui font partie intégrante du cursus et sont indispensables à l’obtention du diplôme, sont rémunérés selon une grille spécifique qui dépend de l’année d’études. Par exemple, en 2025, un externe en médecine de 4ème année perçoit une indemnité mensuelle d’environ 260 euros, soit un montant inférieur à ce que percevrait un stagiaire dans une entreprise pour un nombre d’heures équivalent. Cette différence s’explique par la nature même de ces stages, qui s’apparentent davantage à une formation pratique encadrée qu’à une mise en situation professionnelle autonome.
Les stages effectués dans le cadre de l’enseignement agricole bénéficient également d’un régime dérogatoire. Pour les élèves inscrits dans un établissement d’enseignement agricole et suivant une formation selon un rythme spécifique, la durée minimale pour être éligible à une gratification est de trois mois (462 heures), contre deux mois pour les autres formations. Cette exception tient compte de l’organisation particulière des formations agricoles, qui alternent souvent périodes en centre de formation et périodes en exploitation.
- Secteur de la santé : grille spécifique pour les externes en médecine
- Enseignement agricole : seuil de 3 mois au lieu de 2 mois
- Fonction publique territoriale : plafonnement strict au minimum légal
- Associations à but non lucratif : possibilité d’exemption sous conditions
- Stages à l’étranger : application des règles du pays d’accueil
Dans le secteur associatif, la situation est plus nuancée. Les associations à but non lucratif sont, en principe, soumises aux mêmes obligations que les entreprises en matière de gratification des stagiaires. Toutefois, certaines associations dont les ressources sont très limitées peuvent rencontrer des difficultés à verser ces indemnités. Dans ce cas, elles peuvent parfois bénéficier de soutiens publics spécifiques pour les aider à rémunérer leurs stagiaires, ou proposer d’autres formes de compensation (prise en charge du logement, des repas, etc.).
Pour les stages à l’étranger, la situation varie considérablement selon les pays. Si le stage s’effectue dans une entreprise française implantée à l’étranger, les règles françaises s’appliquent généralement. En revanche, si le stage se déroule dans une entreprise étrangère, ce sont les règles locales qui prévalent. Ces dernières peuvent être plus ou moins favorables que la réglementation française : dans certains pays, les stages ne sont pas rémunérés du tout, tandis que dans d’autres, ils peuvent être mieux indemnisés qu’en France.
Les stages dans les organisations internationales (ONU, UNESCO, etc.) présentent également des particularités. Ces organisations disposent généralement de leurs propres règles en matière de stages, qui peuvent prévoir ou non une gratification. Ces stages, très prisés pour leur valeur ajoutée sur un CV, sont souvent compétitifs, même lorsqu’ils ne sont pas rémunérés.
Enfin, il convient de mentionner le cas particulier des stages dans les petites structures. Si la loi ne prévoit pas d’exemption spécifique pour les TPE/PME, ces entreprises peuvent parfois bénéficier d’aides locales ou sectorielles pour les accompagner dans le financement des gratifications de stage. Ces dispositifs visent à encourager l’accueil de stagiaires dans les petites structures, qui peuvent y voir une charge financière significative mais aussi une opportunité de bénéficier de compétences nouvelles.
Modalités de versement et fiscalité des indemnités de stage

Le versement des indemnités de stage obéit à des règles précises, tant en ce qui concerne la périodicité que les modalités pratiques. Ces dispositions visent à garantir une rémunération régulière au stagiaire, tout en offrant une certaine souplesse aux organismes d’accueil dans la gestion administrative de ces versements.
La loi impose que la gratification soit versée mensuellement au stagiaire, à l’instar d’un salaire. Il n’est donc pas légal de cumuler les indemnités pour les verser en une seule fois à la fin du stage. Cette obligation de versement mensuel répond à un objectif de protection du stagiaire, qui doit pouvoir disposer régulièrement des ressources nécessaires à sa subsistance pendant toute la durée de son expérience professionnelle.
Comme nous l’avons vu précédemment, deux méthodes de calcul et de versement sont possibles : le versement en fonction de la présence effective, qui conduit à des montants variables d’un mois à l’autre, ou le versement lissé, qui garantit une somme identique chaque mois. Le choix entre ces deux méthodes est laissé à l’appréciation de l’organisme d’accueil, mais doit être précisé dans la convention de stage.
Concernant les modalités pratiques de versement, la gratification est généralement versée par virement bancaire sur le compte du stagiaire. L’organisme d’accueil doit remettre au stagiaire un document récapitulatif mensuel, précisant le nombre d’heures de présence effectuées et le montant de la gratification correspondante. Ce document ne constitue pas un bulletin de salaire à proprement parler, mais un simple relevé d’indemnités.
- Versement obligatoirement mensuel
- Choix entre montant variable selon présence ou montant lissé
- Paiement généralement par virement bancaire
- Remise d’un relevé mensuel récapitulatif
- Paiement dû dès le premier jour de stage
Sur le plan fiscal, les indemnités de stage bénéficient d’un régime particulièrement favorable. En effet, elles sont exonérées d’impôt sur le revenu, à condition que leur montant total sur l’année ne dépasse pas le SMIC annuel. Cette exonération s’applique selon les mêmes modalités que pour les salaires versés aux apprentis.




