Baisse des taxes sur l’électricité en 2026: ce que vous gagnerez vraiment selon votre facture
Le Sénat a voté une baisse de l’accise sur l’électricité de **3 €/MWh** pour 2026, soit **3,60 € TTC** d’économie par tranche de **1 000 kWh** consommés. Pour un foyer moyen, la baisse tourne autour de **27,72 € par an**.
Le Sénat a voté une baisse de l’accise sur l’électricité de 3 €/MWh pour 2026, soit 3,60 € TTC d’économie par tranche de 1 000 kWh consommés. Pour un foyer moyen, la baisse tourne autour de 27,72 € par an.[1][2]
Ce que le Sénat a voté
Le point de départ est simple. Les sénateurs ont adopté un amendement au budget 2026 qui réduit le tarif normal de l’accise sur l’électricité pour les particuliers de 3 €/MWh, avec un effet TTC de 3,60 € par MWh consommé, car cette taxe supporte la TVA à 20 %.[1][2][4]
Cette baisse ne touche pas seulement les particuliers. Selon Connaissance des Énergies, le tarif normal d’accise des entreprises baisserait aussi de 0,42 €/MWh, tandis que le gaz naturel serait, lui, relevé de 4,40 €/MWh.[4] EDF rappelle aussi que l’accise, la CTA et la TVA s’appliquent à toutes les offres, qu’il s’agisse du tarif réglementé ou d’une offre de marché.[8]
La mesure n’est pas encore gravée dans le marbre. JeChange précise qu’elle doit encore passer l’Assemblée nationale et qu’elle ne s’appliquera pas avant 2026.[1] Le vote du Sénat fixe donc une direction, pas une facture déjà actée.
Combien cela change sur votre facture
L’économie dépend surtout de votre consommation annuelle. JeChange avance un gain moyen de 27,72 € TTC par an, soit environ 1,6 % de la facture totale.[1] Selectra donne le même ordre de grandeur et ajoute qu’une grande maison chauffée à l’électricité peut approcher 45 à 50 € par an d’économie.[2]
Le Monde rapporte de son côté que la baisse annoncée sur la CTA, autre taxe liée à l’électricité, apporte autour de 10 € par an pour un ménage, et jusqu’à 200 € pour certains clients professionnels comme un boulanger équipé d’un four électrique.[7] Ce point compte, car la facture finale ne dépend jamais d’une seule taxe. Elle additionne prix du kilowattheure, abonnement, TVA, CTA et accise.[7][8]
En pratique, un foyer peu consommateur verra un effet limité. Un ménage très électrifié, avec chauffage, eau chaude et cuisson à l’électricité, sentira davantage la baisse. Connaissance des Énergies évoque pour ce type de foyer une économie comprise entre 11 et 45 € par an selon le volume consommé.[4]
Pourquoi la baisse reste limitée
Le cœur du sujet tient au poids réel des taxes dans le prix final. La baisse de 3 €/MWh reste modeste face au niveau global d’une facture d’électricité, qui dépend d’abord du prix de fourniture et de l’abonnement.[1][7][8]
Le Monde explique que la coupe sur la CTA annoncée par Bercy ne débouche que sur une baisse de moins de 1 % pour les factures finales des ménages.[7] JeChange arrive à un constat proche avec une économie moyenne de 1,6 % pour la baisse de l’accise seule, avant toute autre évolution tarifaire.[1]
EDF rappelle aussi un point technique souvent oublié: les tarifs réduits d’accise ont changé au 1er janvier 2026, avec des niveaux qui varient selon les usages et les profils déclarés.[8] Autrement dit, la fiscalité de l’électricité bouge par petits blocs, pas d’un seul coup.
Ce qui peut encore changer d’ici 2026
La navette parlementaire peut encore retoucher le texte. JeChange précise que la mesure doit encore être validée par l’Assemblée nationale.[1] Tant que cette étape n’est pas passée, il faut parler de scénario voté au Sénat, pas de baisse certaine et définitive.
Connaissance des Énergies rappelle aussi que Jean-François Husson a évoqué une trajectoire de convergence progressive des fiscalités de l’électricité et du gaz à horizon 2030.[4] Cette idée explique la logique politique derrière le texte, même si elle ne garantit rien sur le niveau exact des taxes en 2026.
Opera Énergie ajoute un autre élément de prudence: la fin de l’ARENH et les règles de marché peuvent rebattre les cartes du prix de l’électricité, même si certaines taxes reculent.[5] La fiscalité baisse d’un côté, le coût d’approvisionnement peut bouger de l’autre. La facture finale reste donc fragile.
Ce qu’il faut regarder sur votre contrat
Avant de compter sur cette baisse, il faut regarder trois lignes de votre contrat: le prix du kilowattheure, le prix de l’abonnement et la part fiscale.[8] Sur les offres au tarif réglementé, la baisse de la CTA au 1er février 2026 a déjà été présentée par Bercy comme une baisse d’environ 5 % du prix de l’abonnement, mais cela ne veut pas dire que la facture totale baisse d’autant.[7]
Si vous consommez peu, l’effet de la baisse de taxe restera discret. Si vous consommez beaucoup, l’écart devient plus visible, surtout en chauffage électrique. C’est aussi pour cela que le guide pratique utiliser efficacement un voltmètre pour mesurer des tensions électrique et le guide pratique transformer watts restent utiles: ils aident à relier puissance, consommation et facture réelle, au lieu de raisonner à l’aveugle.[8]
Le dossier électricité offre tempo edf éclaire aussi un point concret: une baisse fiscale ne remplace pas un bon pilotage des usages. Les heures de consommation, la puissance souscrite et la structure du contrat pèsent parfois davantage que quelques euros de taxe en moins.[3][5]
La baisse votée par le Sénat va dans le bon sens pour les ménages, mais son effet reste mesuré. Pour un foyer moyen, il faut s’attendre à quelques dizaines d’euros économisés au mieux, pas à un bouleversement de facture.




