Un chèque de banque reste l’un des moyens les plus sécurisés pour transférer un montant important entre particuliers ou vers un professionnel. Face à la multiplication des fraudes en 2025, savoir comment obtenir ce type de chèque, vérifier son authenticité et réagir en cas de doute est devenu indispensable. Ce texte suit Sophie, vendeuse d’une voiture d’occasion, qui découvre pas à pas ce que garantit un chèque de banque, ce qu’il ne couvre pas, et comment éviter les pièges. Lisible, pratique et orienté action, ce dossier met en regard les pratiques des principales banques françaises et propose des procédures concrètes à appliquer sur le terrain.
Points essentiels à retenir :
- Le chèque de banque est émis et signé par la banque de l’émetteur : il garantit la disponibilité des fonds.
- Vérifications rapides : filigrane, qualité d’impression, cohérence du montant et contact direct de l’agence.
- Procédure sûre : demander à l’acheteur de faire la demande en agence, ou vérifier le numéro du chèque auprès de la banque sans utiliser le numéro inscrit.
- Délai d’encaissement : 1 an et 8 jours ; si non encaissé, le montant revient au compte de l’émetteur.
- Banques et frais : les établissements facturent généralement entre 10 et 20 € ; certaines banques en ligne proposent l’émission gratuite.
Qu’est-ce qu’un chèque de banque et comment il fonctionne
Le chèque de banque est un titre de paiement particulier : il est établi et signé par la banque elle-même au nom de son client. Pour Sophie, qui prépare la vente de sa voiture, cela signifie que la banque s’engage à payer le bénéficiaire dès la présentation du chèque, sans dépendre de la provision du compte au moment de l’encaissement.
Le mécanisme est simple mais puissant. L’acheteur demande le chèque auprès de sa banque. Celle-ci vérifie d’abord la disponibilité des fonds puis bloque la somme correspondante sur le compte du client. Après cette opération, elle émet le chèque et l’appose de sa signature ; le bénéficiaire peut alors l’encaisser en toute sécurité.
Pourquoi la banque s’engage
La banque met en jeu sa propre responsabilité : si l’émetteur retire ou diminue les fonds après l’émission du chèque, l’établissement bancaire paie le bénéficiaire puis réclame la somme à son client. Pour Sophie, c’est la garantie la plus tangible qu’elle obtiendra l’argent.
- Avantage pour le vendeur : sécurité renforcée comparée à un chèque classique.
- Inconvénient : coût et délai pour obtenir le chèque, parfois une contrainte organisationnelle.
- Usage fréquent : transactions entre particuliers pour des montants élevés (voiture, bateau, œuvre d’art).
Les grandes enseignes bancaires françaises — La Banque Postale, Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Mutuel, Caisse d’Épargne, LCL, Banque Populaire, HSBC France, Crédit du Nord — appliquent des procédures proches mais avec des différences sur les frais et les options de commande (en agence ou en ligne).
| Élément | Chèque classique | Chèque de banque | Virement bancaire |
|---|---|---|---|
| Garantie de paiement | Non | Oui (par la banque) | Oui (instantané ou différé selon le type) |
| Risque de rejet | Élevé | Faible | Faible à nul |
| Délai d’obtention | Immédiat | 24-48h ouvrées | Selon type : instantané à 72h |
| Frais possibles | Souvent gratuits | 10-20 € (variable) | Souvent gratuits ou faibles |
Exemple concret : Sophie contacte son acheteur et lui demande d’obtenir un chèque de banque. L’acheteur va au guichet de sa branche locale, fournit une pièce d’identité et la somme est bloquée ; la banque émet alors le chèque — procédure visible dans la plupart des agences et consultable via les numéros officiels de la banque.
Insight : comprendre la logique d’engagement de la banque aide à adopter les bons réflexes lors d’une transaction importante.

Quand et pourquoi utiliser un chèque de banque pour une transaction importante
Choisir un chèque de banque dépend du contexte et du montant. Sophie vend une voiture d’occasion pour plusieurs milliers d’euros : le chèque de banque apparaît comme une solution rassurante pour elle et pour l’acheteur. Il est particulièrement recommandé quand le paiement en espèces est peu pratique ou encadré par la réglementation.
Cas d’usage courants
Les situations où le chèque de banque est privilégié incluent :
- Vente d’un véhicule entre particuliers
- Achat d’un bateau ou d’objets de valeur (œuvres d’art, instruments anciens)
- Transactions via petites annonces où l’acheteur et le vendeur ne se connaissent pas
Toutefois, certaines opérations excluent le chèque de banque. Pour les transactions immobilières, la loi impose un acte authentique chez le notaire et, depuis 2015, le paiement par chèque chez le notaire est limité pour les montants supérieurs à 3 000 €. Un virement bancaire reste la méthode requise.
- Rappel légal : paiement en espèces limité à 1 000 € pour un particulier vers un professionnel ; entre particuliers, pas de plafonnement légal mais justifier des sommes supérieures à 1 500 € est prudent.
Mentionner les banques locales rassure : si l’acheteur est client du Crédit Agricole ou de BNP Paribas, la procédure demeure la même sur le fond, mais les modalités pratiques — commande en ligne, retrait en agence, ou envoi postal — varient.
Sophie privilégie un rendez-vous au guichet pour voir l’émission en direct. Cette précaution réduit le risque d’arnaque, car aller ensemble en agence élimine la possibilité que l’acheteur présente un faux chèque issu d’une tierce partie.
- Points de vigilance lors de l’acceptation :
- Vérifier que le montant inscrit correspond exactement à l’accord.
- S’assurer que le chèque ne présente pas d’altérations ou de marques suspectes.
- Composer soi-même le numéro de l’agence ou s’y rendre pour confirmer l’émission.
Liens pratiques pour se préparer : consulter les démarches pour ouvrir un compte bancaire, connaître les frais ou contacter son agence via des ressources comme téléphone Banque Postale ou les pages d’info des établissements.
Insight : le chèque de banque est idéal pour sécuriser un paiement élevé, à condition que l’émetteur et le bénéficiaire appliquent des vérifications simples mais systématiques.
Comment obtenir un chèque de banque : démarches, pièces et délais
Obtenir un chèque de banque nécessite une démarche formelle auprès de l’établissement du payeur. Pour Sophie, il est utile de connaître les étapes afin d’anticiper l’échange et d’éviter des allers-retours inutiles.
Étapes à suivre pour l’acheteur
L’acheteur doit :
- Disposer de la somme sur son compte ; la banque vérifie la provision.
- Faire la demande en agence ou via l’espace client si l’option est proposée en ligne.
- Fournir une pièce d’identité ; parfois un justificatif du motif de paiement est demandé.
- Payer les frais éventuels facturés par la banque.
Les formalités varient selon que la banque soit traditionnelle ou en ligne. Certaines banques en ligne réduisent ou suppriment les frais d’émission. Les établissements classiques — Société Générale, Crédit Mutuel, Caisse d’Épargne, LCL — posent souvent une exigence de présence physique pour limiter la fraude.
- Frais usuels : généralement entre 10 et 20 € ; attention aux envois en recommandé qui peuvent être facturés.
- Délais : la période d’obtention s’établit souvent entre 24 et 48 heures ouvrées.
- Mode de remise : retrait au guichet ou envoi postal sécurisé selon l’option choisie.
Beaucoup de banques offrent aujourd’hui la commande en ligne via l’espace client. La procédure standard nécessite de renseigner le montant, le nom du bénéficiaire et parfois le motif. Pour Sophie, inviter l’acheteur à effectuer la demande en présence au guichet évite des risques liés à l’envoi postal.
Quelques conseils pratiques :
- Demander à l’acheteur de commander le chèque le jour ouvré précédant la remise, pour respecter le délai de 24-48h.
- Privilégier le retrait en agence pour observer le process et l’identité du demandeur.
- Conserver un échange écrit (SMS, mail) mentionnant le rendez-vous et le montant convenu.
Pour mieux comprendre les coûts bancaires et les alternatives, consultez des ressources pratiques sur la fermeture ou l’ouverture d’un compte, ou la gestion des opérations quotidiennes : fermer son compte bancaire, comment changer de banque, ou les informations sur les banques en ligne.
Insight : anticiper la demande de chèque et privilégier la remise en agence raccourcit les délais et renforce la sécurité pour les deux parties.

Vérifier l’authenticité d’un chèque de banque : signes visibles et démarches pratiques
Toute sécurité a ses limites. Les faux chèques de banque existent et il est essentiel d’apprendre à les repérer. Sophie inspecte le chèque qu’on lui présente : voici les éléments qu’elle examine systématiquement.
Signes physiques à contrôler
Vérifier l’aspect général du document :
- Filigrane : en transparence, la mention « CHÈQUE DE BANQUE » entourée de motifs et de semeuses doit apparaître. L’impression doit être nette.
- Qualité du papier : un chèque authentique présente une texture et une épaisseur régulières sans marques de grattage.
- Impression et alignement : pas de décalages d’encre, d’erreurs typographiques ou de couleurs qui s’affadissent.
- Montant en chiffres et en lettres parfaitement cohérents et identiques au montant négocié.
Un dépassement du montant convenu est souvent un signe de fraude : certains escrocs présentent un chèque supérieur puis demandent la remise d’un « rendu » en espèces pour faire disparaître la différence.
Vérifications à effectuer hors du document
Ne jamais se contenter du numéro inscrit sur le chèque. Sophie appelle l’agence indiquée mais compose le numéro trouvé sur le site officiel de la banque ou via l’annuaire. Elle demande alors si le numéro de chèque correspond à une émission connue.
- Ne pas utiliser le numéro de téléphone imprimé sur le chèque sans le vérifier : il peut s’agir d’un numéro de complice.
- Se rendre en agence avec l’acheteur : demander à voir l’émission en direct est très sécurisant.
- Vérifier l’identité de l’émetteur par pièce officielle avant de finaliser la remise du bien.
| Indicateur | Authentique | Faux suspect |
|---|---|---|
| Filigrane | Visible, motifs identiques | Absent ou mal reproduit |
| Qualité du papier | Homogène, sans grattage | Mince, traces de retouches |
| Numéro d’agence | Confirmé par la banque | Numéro erroné ou complice |
Si un doute persiste, préférer la prudence : demander une confirmation écrite de la banque ou se rendre au guichet. Sophie sait que refuser une transaction est mieux que subir un préjudice.
Insight : contrôler le chèque sur le document et en dehors, par contact direct avec l’agence, réduit fortement le risque d’acceptation d’un faux.

Que faire en cas de suspicion de fraude et bonnes pratiques pour sécuriser une vente
La découverte d’un faux chè que de banque oblige à des réactions rapides et documentées. Sophie s’organise ainsi : elle interrompt la remise du bien, demande la vérification immédiate par la banque et, si nécessaire, contacte les forces de l’ordre.
Actions à mener immédiatement
- Ne pas remettre le bien tant que la vérification n’est pas faite.
- Contact direct avec l’agence : appeler le numéro trouvé sur le site officiel.
- Se rendre en agence avec l’acheteur pour que la banque confirme l’émission.
- En cas de faux avéré, porter plainte et conserver toutes les preuves (photos, échanges, chèque).
Note pratique : même si la banque a émis le chèque puis constate un incident, elle est tenue de payer le bénéficiaire lors de l’encaissement puis de se retourner contre son client. Cette règle protège le vendeur sur le court terme, mais il reste préférable d’éviter les situations ambiguës.
Mesures préventives recommandées
- Préférer la remise en agence lors de l’émission.
- Considérer le virement bancaire pour les montants très élevés.
- Conserver des traces écrites de l’accord et du paiement (capture de l’écran, mail, SMS).
Ressources utiles à consulter pour mieux se prémunir : des articles sur l’encaissement de chèque (encaissement chèque conseils), sur l’annulation de virements (comment annuler un virement bancaire) ou sur les arnaques en ligne (les arnaques et escroqueries sur internet).
Si la transaction implique un comportement suspect (falsification, usurpation d’identité), déposer une plainte permet d’ouvrir une enquête et d’obtenir des documents officiels utiles pour une réclamation bancaire.
- En cas de doute sérieux, ne pas hésiter à demander un rendez-vous immédiat avec un conseiller.
- Pour être informé de son statut bancaire ou des mesures à prendre en cas de complication, lire des fiches pratiques sur l’accès au crédit et les procédures (êtes-vous fiché / interdit bancaire).
Insight : une réaction systématique, basée sur la vérification et la documentation, protège le vendeur et limite les conséquences financières et administratives.

Questions fréquentes :
Un chèque de banque peut-il être volé ou falsifié ?
Oui. Malgré la sécurité accrue, des faux chèques circulent. Vérifiez le filigrane, la qualité du papier et contactez l’agence via un numéro officiel avant de finaliser la remise du bien.
Quel est le délai pour encaisser un chèque de banque ?
Un chèque de banque est valable 1 an et 8 jours. Passé ce délai, le montant retourne au compte de l’émetteur si le chèque n’a pas été encaissé.
Dois-je accepter un chèque de banque envoyé par la poste ?
C’est possible, mais plus risqué. Favorisez la remise en agence ou la vérification téléphonique par un numéro fiable. En cas d’envoi, privilégiez un courrier recommandé et conservez les preuves.
Que faire si j’ai encaissé un chèque puis découvert une fraude ?
Contactez immédiatement votre banque et portez plainte. Les démarches varient selon le cas : la banque peut engager des procédures de recouvrement ou d’annulation selon la nature de la fraude.
Puis-je demander à l’acheteur de réaliser un virement instantané à la place ?
Oui. Le virement instantané réduit certains risques liés aux faux chèques. Toutefois, vérifiez aussi l’origine des fonds si la situation paraît suspecte.



