Une hausse de +5 % déjà actée pour mars 2026
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a tranché le 10 février 2026 : au 1er mars, le Prix Repère de Vente de Gaz pour le chauffage passe de 0,09983 €/kWh TTC en février à 0,10514 €/kWh TTC. La hausse atteint +5,32 % en un seul mois pour les usages chauffage, selon les données reprises par Selectra et JeChange.

Les petits consommateurs ne sont pas épargnés. Pour un usage cuisson et eau chaude, le kWh grimpe à 0,13569 €/kWh TTC en mars, soit une hausse d’environ +4 %. La grille officielle publiée par la CRE fixe l’abonnement annuel à 343,90 € pour un profil chauffage et 147,24 € pour cuisson/eau chaude.
Pour un ménage type chauffé au gaz avec une consommation autour de 11 000 kWh par an, Selectra calcule un bond de la facture annuelle d’environ 59 € : la facture passe d’environ 1 462 € avec les prix de février à 1 521 € avec la grille de mars 2026. Le message est clair : rester passif sur une offre indexée sur le Prix Repère Gaz coûte immédiatement du pouvoir d’achat.
Cette hausse de mars 2026 intervient après un début d’année en dents de scie. Hello Watt rappelle que le prix repère a reculé d’environ -1 % en janvier puis -1,75 % en février 2026, avant d’être rattrapé par cette correction de +4 à +5 % en mars. Les ménages qui ont cru à une accalmie durable se retrouvent pris à contre-pied, dans un décor qui rappelle les alertes météo où mars annonce glacial êtes pour les automobilistes imprudents.
Prix repère, offres indexées, offres fixes : qui paie quoi en mars ?
Depuis la fin des tarifs réglementés de vente du gaz, le Prix Repère Gaz fixé par la CRE sert de baromètre. Ce barème indicatif en €/kWh et en €/an d’abonnement sert de base de comparaison pour les offres commerciales, en particulier celles à prix indexé qui suivent ce repère mois après mois.
Une offre indexée colle aux mouvements du Prix Repère. Quand la CRE annonce 0,10514 €/kWh TTC pour le chauffage en mars 2026, une offre 5 % moins chère que le repère se situera mécaniquement autour de 0,10 €/kWh TTC. C’est attractif tant que la réduction est forte. Le revers arrive quand le repère grimpe brutalement, comme ce qui se prépare pour mai 2026 : Hello Watt rappelle une hausse de +15,4 % au 1er mai 2026, avant une baisse d’environ -4,8 à -6,1 % en juin selon les usages.
Une offre à prix fixe fonctionne différemment. Le prix du kWh hors taxes reste bloqué pendant la durée du contrat, en général 1 à 3 ans. Le client encaisse un prix parfois légèrement supérieur au marché le jour de la souscription, mais il se protège des chocs externes pendant toute la durée de son engagement. La fiche pratique du ministère sur service-public.fr le rappelle clairement : les offres indexées suivent le prix repère, les offres fixes y échappent, à la hausse comme à la baisse.

ENGIE, dans ses propres analyses, cite un prix moyen hors taxes autour de 0,092 €/kWh pour les ménages en 2024. Un foyer autour de 11 000 à 12 000 kWh par an se situe sur un budget annuel compris entre 1 470 et 1 600 € TTC. La contraction ou l’envolée du kWh de quelques centimes joue donc sur des dizaines d’euros par an, voire bien davantage lors des secousses de type +15 % en un mois comme en mai 2026.
Les meilleures offres à prix fixe bas avant mars : qui tire son épingle du jeu ?
L’article de JeChange pointe un point clé que beaucoup de comparateurs oublient : la question n’est pas seulement “offre fixe ou indexée”, mais “à quel niveau se verrouille le prix du kWh”. Une offre fixe chère n’a aucun intérêt. Une offre fixe très basse sur une durée courte, 12 à 24 mois, devient par contre une vraie assurance à prix abordable.
JeChange cite deux acteurs qui sortent du lot en février 2026 pour les foyers chauffés au gaz. D’un côté, l’offre Spéciale Gaz de TotalEnergies, à prix indexé, se place parmi les moins chères sur le moment. Elle propose un prix du kWh très agressif, inférieur au Prix Repère. Le piège se situe dans la mécanique même de l’indexation : cette offre suivra la hausse de mars, puis celles des mois suivants. À partir du 1er mars, le gain s’érode et, avec une flambée comme celle de mai (+15,4 %), le ménage s’expose aux mêmes à-coups que le tarif de référence.

Face à cela, JeChange met en avant l’offre Eco-Conso Gaz d’Octopus Energy. Cette offre affiche un prix fixe à 0,09470 €/kWh en zone 1 pour le chauffage, sur 24 mois. C’est, au moment de la publication, l’offre à prix fixe la moins chère du marché pour ce profil. Le prix du kWh TTC se situe sous le Prix Repère de février (0,09983 €) et reste bloqué pendant deux ans, alors que le repère grimpe à 0,10514 € en mars et que les projections de plusieurs acteurs annoncent encore des tensions géopolitiques au Moyen-Orient avec une hausse marquée au 1er mai.
Concrètement, pour un foyer chauffé au gaz consommant 11 000 kWh par an, un écart de 0,010 €/kWh sur deux ans pèse environ 220 €. Une offre à 0,09470 €/kWh au lieu de 0,10514 €/kWh, si cet écart se maintient dans le temps, absorbe d’un coup plusieurs hausses successives du marché. La fixité sur 24 mois évite de subir la séquence annoncée pour 2026 : hausse de mars, flambée de mai, petite baisse de juin, puis nouvelles hausses d’acheminement attendues autour d’avril avec les revalorisations de transport et distribution mentionnées par Choisir.com.
Pourquoi les deux prochaines semaines sont décisives pour changer d’offre
JeChange insiste sur un point qui change le calendrier des ménages : “les deux prochaines semaines sont cruciales” pour basculer vers une offre plus compétitive avant l’entrée en vigueur de la hausse de mars. Le principe est simple. Tant que votre fournisseur n’a pas répercuté la hausse du Prix Repère Gaz sur ses offres indexées, vous pouvez encore capter un prix du kWh qui reflète le niveau de février, donc plus bas.
Une fois la hausse appliquée, les nouvelles souscriptions se feront à partir du nouveau barème. Un ménage qui signe une offre fixe à 0,09470 €/kWh avant mars verrouille ce prix sur deux ans, alors que celui qui attend mars ou avril risque de trouver des offres fixes indexées sur un marché plus haut, parfois au-delà de 0,105 €/kWh TTC. La fenêtre de tir se joue à la fois sur la date de souscription et sur la manière dont le fournisseur ajuste ses grilles.
Les comparateurs comme Selectra ou Hello Watt illustrent bien l’effet de calendrier. Hello Watt rappelle que le gouvernement a mis en place un mécanisme de lissage des prix pour éviter des écarts trop violents entre été et hiver. La baisse de juin 2026 est ainsi limitée, alors que la hausse de mai est partiellement freinée en hiver. Ce lissage ne supprime pas les hausses, il les étale. Le client qui reste indexé sur le repère subit quand même la tendance à la hausse, même si elle se répartit sur plusieurs mois.
À court terme, la bonne méthode consiste donc à vérifier la date de début de votre nouveau contrat, la présence ou non de frais de résiliation, la durée de la période fixe, le prix exact du kWh TTC et le montant de l’abonnement. Une différence de quelques euros sur l’abonnement annuel pèse moins dans la balance que deux ou trois centimes sur le kWh, surtout pour un profil chauffé au gaz. Un foyer peut gagner ou perdre plus de 100 € par an rien que sur ce point.

À qui s’adresse vraiment une offre fixe très basse sur 1 à 2 ans ?
Les offres fixes à prix bas ne conviennent pas à tous les profils, mais elles ciblent clairement certains foyers. Un ménage qui se chauffe au gaz, en maison individuelle, avec 10 000 à 15 000 kWh par an, est directement exposé à chaque tournée de hausse. Pour ce type de profil, verrouiller un prix juste en dessous du niveau moyen de 2024 et de début 2025 donne une visibilité réelle sur le budget énergie, au moment où l’inflation grignote déjà l’alimentaire et les assurances.
À l’inverse, un petit consommateur qui utilise le gaz uniquement pour la cuisson, avec moins de 1 000 kWh par an, restera surtout sensible à l’abonnement. Dans ce cas, l’écart sur le kWh a moins de poids. Il peut même continuer sur une offre indexée avec une réduction sur l’abonnement plutôt que chercher la meilleure offre fixe, tant que le fournisseur reste agressif sur cette partie de la facture.
La durée du contrat compte aussi. Une fixité sur 36 mois rassure beaucoup de ménages, mais elle arrive souvent avec un prix d’entrée plus élevé. JeChange le rappelle sans détour : mieux vaut une offre avec un prix du kilowattheure très bas, quitte à ce que la fixité ne dure qu’un an ou deux, qu’un contrat garanti trois ans avec un tarif d’entrée peu compétitif. Le gain réel se joue sur la ligne kWh, pas sur le nombre de mois affiché en gros dans la brochure commerciale.
Dernier point, l’historique récent montre que les marchés n’hésitent plus à corriger violemment à la hausse. La guerre en Iran, citée par la CRE pour expliquer la hausse de mai 2026, montre à quel point un événement géopolitique peut renchérir les prix en quelques semaines seulement. Dans ce climat, les offres fixes très basses qui s’ouvrent avant mars 2026 ressemblent à des fenêtres qui se refermeront vite. Les ménages qui attendent un hypothétique retour à un gaz bon marché risquent de revivre le scénario vu sur l’électricité après 2021.
Conclusion : sécuriser un prix fixe bas maintenant ou assumer la houle des marchés
Le signal envoyé par la hausse de +5,32 % au 1er mars 2026 est limpide. Un foyer moyen perd déjà 59 € de pouvoir d’achat par an s’il reste indexé sur le Prix Repère Gaz, sans même parler de la flambée de mai. Les projections autour du gaz pour 2026, avec un prix repère qui grimpe, puis recule à peine, rappellent la logique d’un mécanisme de lissage : la baisse de juin ne compensera pas les chocs de mars et de mai.
Dans ce contexte, les offres à prix fixe très bas comme Eco-Conso Gaz d’Octopus Energy à 0,09470 €/kWh sur 24 mois prennent un avantage net. Elles alignent un prix du kWh inférieur au repère de février, elles échappent à la hausse de mars, puis à la flambée de mai, et elles laissent deux ans de visibilité budgétaire aux ménages chauffés au gaz. Face à elles, les offres indexées même agressives en février, comme la Spéciale Gaz de TotalEnergies, resteront exposées à chaque tournant de la CRE.
Le choix est simple. Soit vous sécurisez un prix fixe bas avant l’entrée en vigueur de la hausse de mars 2026, en assumant une durée de protection plus courte mais un prix d’entrée très compétitif. Soit vous restez sur l’indexation, avec l’espoir d’une baisse future, en acceptant que chaque communiqué de la CRE et chaque crise géopolitique se traduise par une facture plus lourde. Dans un hiver où le gaz flambe et où mars annonce glacial êtes déjà devenu un cliché météo, la prudence penche clairement pour la première option.




