La décision de démissionner alors qu’on se trouve en arrêt maladie soulève de nombreuses questions légitimes. Entre la continuité des indemnités journalières, le respect du préavis et les obligations envers l’employeur, naviguer dans ce contexte particulier peut s’avérer complexe. Si cette situation peut sembler contradictoire – quitter son emploi tout en étant dans l’incapacité temporaire de travailler – elle n’est pourtant pas rare et fait l’objet d’un encadrement juridique précis. Les salariés concernés doivent comprendre précisément leurs droits et obligations pour éviter toute mauvaise surprise, notamment concernant leur protection sociale et leur rémunération pendant cette période transitoire.
Le cadre légal de la démission pendant un arrêt maladie

La démission représente l’un des modes de rupture du contrat de travail dont dispose le salarié pour mettre fin à sa relation contractuelle avec son employeur. Contrairement à d’autres procédures comme le licenciement ou la rupture conventionnelle, elle émane exclusivement de la volonté du salarié. Il est important de noter qu’aucune disposition légale n’interdit à un salarié de démissionner pendant qu’il est en arrêt maladie, qu’il s’agisse d’une maladie d’origine professionnelle ou non.
Le droit du travail français est très clair sur ce point : la démission est un droit que le salarié peut exercer à tout moment, sans avoir à justifier sa décision auprès de son employeur. L’arrêt maladie n’est donc en aucun cas un obstacle légal à l’expression de cette volonté de rompre le contrat de travail. Cette position a été confirmée à maintes reprises par la jurisprudence de la Cour de cassation, qui reconnaît le caractère discrétionnaire de la démission.
Pour que la démission soit valide durant un arrêt maladie, elle doit respecter plusieurs critères fondamentaux :
- La démission doit être claire et non équivoque, exprimant sans ambiguïté la volonté du salarié de rompre son contrat
- Elle ne doit pas résulter d’une pression ou d’une contrainte exercée par l’employeur
- Elle doit être communiquée à l’employeur selon les modalités prévues par la convention collective ou le contrat de travail
- Le salarié doit respecter un préavis, sauf dispense accordée par l’employeur
Les formalités à respecter pour démissionner pendant un arrêt maladie
La procédure de démission pendant un arrêt maladie ne diffère pas fondamentalement de celle applicable en temps normal. Toutefois, certaines précautions supplémentaires peuvent s’avérer judicieuses. Si la loi n’impose pas de forme particulière pour notifier sa démission, l’écrit reste vivement recommandé pour des raisons de preuve. Un courrier recommandé avec accusé de réception constitue le moyen le plus sécurisé de faire part de sa décision à son employeur.
Ce courrier de démission doit contenir certains éléments essentiels pour éviter toute contestation ultérieure. Il est recommandé d’y faire figurer :
- Vos coordonnées complètes et celles de votre employeur
- La mention explicite de votre volonté de démissionner
- La date à partir de laquelle court le préavis
- Votre signature manuscrite
Si vous souhaitez bénéficier d’une dispense de préavis pour raisons de santé, il est conseillé de joindre à votre lettre un certificat médical attestant de votre incapacité à effectuer ce préavis. Notez cependant que cette dispense reste à la discrétion de l’employeur, sauf disposition conventionnelle plus favorable. À titre d’information, vous pouvez consulter ce guide complet sur les lettres de démission, préavis et modalités de remise pour approfondir le sujet.
| Élément | Obligation légale | Recommandation pratique |
|---|---|---|
| Forme de la démission | Aucune forme imposée par la loi | Lettre recommandée avec AR |
| Justification du motif | Non obligatoire | À éviter sauf si pertinent pour les droits sociaux |
| Préavis | Obligatoire selon convention collective | Possibilité de demander une dispense |
| Information à la CPAM | Non obligatoire | Fortement recommandée pour maintien des droits |
Un point souvent négligé concerne l’information des organismes de Sécurité Sociale. En effet, pour garantir la continuité de vos indemnités journalières, il est fortement recommandé d’informer la CPAM de votre démission pendant l’arrêt maladie. Cette démarche, bien que non obligatoire, facilitera grandement le traitement administratif de votre dossier et évitera d’éventuelles interruptions de versement.
Les conséquences juridiques de la démission pendant un arrêt maladie
Démissionner pendant un arrêt maladie entraîne plusieurs conséquences juridiques qu’il convient de bien appréhender avant de prendre cette décision. Tout d’abord, la démission met fin au lien de subordination qui vous unissait à votre employeur, mais elle n’efface pas les droits acquis antérieurement à celle-ci. Vous conservez notamment vos droits à congés payés non pris, qui devront être compensés financièrement dans votre solde de tout compte.
En matière de protection sociale, la démission entraîne la fin de votre affiliation au régime de prévoyance de l’entreprise, ce qui peut avoir des conséquences sur les compléments d’indemnités journalières versés par l’assureur de votre employeur. Si vous bénéficiez d’une mutuelle d’entreprise, vous pourrez généralement continuer à en bénéficier pendant 12 mois maximum via la portabilité des droits, à condition que votre contrat ne soit pas rompu pour faute grave.
Concernant l’assurance chômage, une démission simple ne vous permet généralement pas de bénéficier des allocations chômage, sauf si votre situation entre dans l’un des cas de démission légitime reconnus par Pôle Emploi. Toutefois, après 121 jours de chômage, vous pourrez solliciter un réexamen de votre situation par l’instance paritaire régionale qui pourra, sous certaines conditions, vous accorder le bénéfice des allocations.
Un élément essentiel à prendre en compte concerne les indemnités de licenciement. En démissionnant, vous renoncez à toute indemnité de rupture, contrairement à ce qui se produirait dans le cadre d’un licenciement ou d’une rupture conventionnelle. C’est pourquoi il peut être judicieux, dans certaines situations, d’envisager une rupture conventionnelle plutôt qu’une démission, notamment si votre état de santé vous permet d’envisager cette négociation.
L’impact de la démission sur le préavis en période d’arrêt maladie

Le préavis constitue une période transitoire durant laquelle, bien qu’ayant exprimé sa volonté de rompre son contrat de travail, le salarié reste légalement lié à son employeur. Sa durée est généralement fixée par la convention collective applicable ou, à défaut, par les usages dans la profession. Pour les cadres, elle est souvent de trois mois, tandis qu’elle peut être réduite à un mois pour les employés et ouvriers. En l’absence de disposition conventionnelle, le Code du travail prévoit des durées minimales en fonction de l’ancienneté du salarié.
Lorsqu’un salarié démissionne alors qu’il est en arrêt maladie, une question cruciale se pose : comment s’articulent préavis et arrêt maladie ? La réponse dépend essentiellement de la nature de l’arrêt maladie :
- Pour un arrêt maladie d’origine non professionnelle : le préavis continue à courir pendant l’arrêt maladie et n’est pas prolongé
- Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle : le préavis est suspendu pendant la durée de l’arrêt et reprend ensuite
La suspension du préavis en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle
Lorsque l’arrêt maladie résulte d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, le préavis de démission est suspendu pendant toute la durée de l’arrêt. Cette suspension a pour conséquence de prolonger la durée du préavis d’une durée équivalente à celle de l’arrêt. Cette règle découle de la protection renforcée dont bénéficient les victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles dans le droit du travail français.
Pour illustrer cette situation par un exemple concret : imaginons qu’un salarié démissionne le 1er mars avec un préavis conventionnel de deux mois, censé s’achever le 30 avril. Si ce salarié est victime d’un accident du travail le 15 mars et se trouve en arrêt jusqu’au 15 avril (soit un mois), son préavis sera prolongé d’un mois et s’achèvera donc le 31 mai. Durant cette période supplémentaire, le contrat de travail continue à produire tous ses effets, notamment en termes de rémunération si le salarié reprend son activité.
Cette suspension du préavis s’applique même si l’accident du travail ou la maladie professionnelle survient pendant le préavis de démission. La Cour de cassation a confirmé cette position à plusieurs reprises, considérant que la protection spécifique accordée aux victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles prime sur les règles générales relatives à la démission.
Les conséquences pratiques de cette suspension sont multiples :
| Conséquence | Impact pour le salarié | Impact pour l’employeur |
|---|---|---|
| Prolongation du lien contractuel | Maintien du statut de salarié plus longtemps | Obligation de réintégration après l’arrêt |
| Rémunération | Indemnités journalières pendant l’arrêt | Éventuel complément de salaire à verser |
| Droits sociaux | Acquisition continue de droits (retraite, etc.) | Maintien des cotisations patronales |
| Couverture sociale | Maintien des garanties collectives | Poursuite du financement de la prévoyance |
Il est à noter que si l’arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle se prolonge au-delà de la fin théorique du préavis (incluant sa prolongation), le salarié continue à bénéficier de la protection spécifique liée à son statut de victime d’accident du travail ou de maladie professionnelle, notamment contre le licenciement. Un employeur qui souhaiterait mettre fin au contrat devrait alors justifier soit d’une faute grave, soit de l’impossibilité de maintenir le contrat pour un motif non lié à l’accident ou à la maladie.
La continuité du préavis en cas de maladie non professionnelle
À la différence des arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle, un arrêt maladie d’origine non professionnelle n’a pas d’effet suspensif sur le préavis de démission. Cette règle, issue de la jurisprudence constante de la Cour de cassation, signifie que le préavis continue à courir pendant toute la durée de l’arrêt maladie et s’achève à la date initialement prévue, indépendamment de la durée de l’arrêt.
Cette différence de traitement s’explique par la distinction fondamentale que fait le droit français entre les arrêts liés au travail (accidents du travail et maladies professionnelles) et ceux qui n’y sont pas liés (maladies et accidents non professionnels). Les premiers engagent la responsabilité de l’employeur et justifient une protection renforcée, tandis que les seconds relèvent de la sphère personnelle du salarié.
Prenons un exemple pour clarifier cette situation : un salarié démissionne le 1er mars avec un préavis conventionnel de deux mois, censé s’achever le 30 avril. Si ce salarié tombe malade (maladie non professionnelle) le 15 mars et se trouve en arrêt jusqu’au 15 avril, son préavis ne sera pas prolongé et s’achèvera bien le 30 avril comme prévu initialement. Durant son arrêt maladie, le salarié percevra des indemnités journalières de la Sécurité Sociale et, sous certaines conditions, un complément de salaire versé par l’employeur.
Les implications concrètes de cette continuité du préavis sont importantes à considérer :
- Si l’arrêt maladie se termine avant la fin du préavis, le salarié doit reprendre son travail pour terminer son préavis
- Si l’arrêt maladie se prolonge au-delà de la fin du préavis, le contrat prend fin à la date prévue du préavis, même si le salarié est toujours en arrêt
- Durant la période de préavis coïncidant avec l’arrêt maladie, le salarié ne perçoit pas de salaire mais des indemnités journalières
- L’employeur peut être tenu de verser un complément de salaire selon les dispositions conventionnelles applicables
Il est important de souligner que si vous êtes en arrêt maladie durant votre préavis de démission, vous conservez néanmoins l’obligation de respecter certaines règles, notamment celle de loyauté envers votre employeur. Vous ne pouvez pas, par exemple, exercer une activité concurrente pendant cette période, même si vous êtes en arrêt maladie. Pour approfondir ces questions de loyauté professionnelle et comprendre les implications juridiques de la démission, vous pouvez consulter ce guide complet sur la démission.
Le maintien des indemnités journalières après la démission

L’une des préoccupations majeures des salariés envisageant de démissionner pendant un arrêt maladie concerne le maintien de leurs indemnités journalières. La bonne nouvelle est que, sous certaines conditions, l’Assurance Maladie continue à verser les indemnités journalières même après la rupture effective du contrat de travail. Ce droit au maintien des indemnités journalières est garanti par l’article L. 161-8 du Code de la sécurité sociale, qui prévoit un mécanisme de maintien des droits pour les personnes qui cessent de remplir les conditions d’ouverture des droits.
Pour bénéficier de ce maintien des indemnités journalières après une démission intervenue pendant un arrêt maladie, plusieurs conditions doivent être réunies :
- L’arrêt maladie doit avoir débuté avant la fin effective du contrat de travail
- Le salarié doit remplir les conditions d’ouverture des droits aux indemnités journalières au moment de son arrêt initial
- Le salarié doit continuer à respecter les conditions de séjour et de résidence sur le territoire français
- Les prolongations de l’arrêt maladie doivent être médicalement justifiées et validées par le service médical de l’Assurance Maladie
La durée du maintien des indemnités journalières post-démission
Une question cruciale se pose pour les salariés démissionnaires en arrêt maladie : pendant combien de temps peuvent-ils continuer à percevoir des indemnités journalières après la fin de leur contrat de travail ? La réponse est claire : les indemnités journalières peuvent être maintenues pendant une durée maximale de 12 mois suivant la date de rupture du contrat, à condition que l’état de santé justifie médicalement la poursuite de l’arrêt maladie.
Cette période de 12 mois constitue un filet de sécurité important pour les salariés qui se trouvent dans l’incapacité de reprendre immédiatement une activité professionnelle en raison de leur état de santé. Elle permet d’assurer une transition plus sereine vers un nouvel emploi ou vers d’autres dispositifs de protection sociale si l’incapacité se prolonge.
Il est important de noter que cette durée de 12 mois s’applique quelle que soit la nature de l’arrêt maladie (maladie ordinaire, accident non professionnel, accident du travail ou maladie professionnelle). Toutefois, les montants et les modalités de calcul des indemnités peuvent varier selon l’origine de l’arrêt.
Voici un tableau récapitulatif des durées maximales d’indemnisation selon les situations :
| Type d’arrêt maladie | Durée maximale d’indemnisation post-démission | Conditions particulières |
|---|---|---|
| Maladie ordinaire | 12 mois maximum après la rupture du contrat | Justification médicale continue |
| Accident non professionnel | 12 mois maximum après la rupture du contrat | Justification médicale continue |
| Accident du travail | 12 mois maximum après la rupture du contrat | Reconnaissance préalable par la CPAM |
| Maladie professionnelle | 12 mois maximum après la rupture du contrat | Reconnaissance préalable par la CPAM |
Au terme de cette période de 12 mois, si l’incapacité de travail persiste, le salarié démissionnaire devra se tourner vers d’autres dispositifs de protection sociale, comme l’invalidité, sous réserve de remplir les conditions requises. La pension d’invalidité peut prendre le relais des indemnités journalières si l’état de santé du salarié justifie une réduction d’au moins deux tiers de sa capacité de travail ou de gain.
Pour éviter toute rupture dans le versement des indemnités journalières après la démission, il est vivement recommandé d’informer rapidement la CPAM de votre changement de situation. Cette démarche, bien que non obligatoire, facilitera grandement le traitement administratif de votre dossier et évitera d’éventuelles interruptions de versement.
Le calcul des indemnités journalières post-démission
Le calcul des indemnités journalières après une démission suit les mêmes règles que celles applicables pendant la période d’emploi. Le montant des indemnités journalières est déterminé en fonction du salaire de référence perçu avant l’arrêt de travail initial, et non au moment de la démission. Cette règle est particulièrement avantageuse pour les salariés qui démissionnent pendant un arrêt maladie, car elle leur garantit un niveau d’indemnisation stable.
Pour les maladies non professionnelles, l’indemnité journalière est calculée sur la base de 50% du salaire journalier de base, lui-même déterminé à partir des salaires des trois mois précédant l’arrêt de travail (ou des 12 mois précédents pour les salariés ayant une activité discontinue). Ce salaire journalier de base est plafonné à 1,8 fois le SMIC mensuel.
Pour les accidents du travail et maladies professionnelles, le calcul est plus favorable puisque l’indemnité journalière correspond à :
- 60% du salaire journalier de base pendant les 28 premiers jours d’arrêt
- 80% du salaire journalier de base à partir du 29e jour d’arrêt
Il est important de noter que ces indemnités journalières sont soumises à la CSG et à la CRDS, mais exonérées de cotisations sociales. En revanche, elles sont imposables au titre de l’impôt sur le revenu, sauf celles versées pour accident du travail ou maladie professionnelle qui bénéficient d’une exonération partielle.
Un point crucial à souligner concerne le complément employeur. Une fois la démission effective, l’ancien employeur n’est plus tenu de verser le complément de salaire prévu par la convention collective ou le Code du travail. Le salarié démissionnaire ne percevra donc plus que les indemnités journalières versées par la Sécurité Sociale, ce qui peut représenter une baisse significative de revenus.
Si vous bénéficiez d’une prévoyance complémentaire individuelle ou collective, il est important de vérifier les conditions de maintien des garanties après la rupture du contrat de travail. Certains contrats de prévoyance prévoient en effet le maintien des garanties pendant une durée limitée après la fin du contrat, notamment dans le cadre de la portabilité des droits. Pour mieux comprendre vos droits et éviter les mauvaises surprises, n’hésitez pas à consulter ce guide complet sur la démission en CDI.
Les démarches administratives à effectuer pour préserver ses droits

Démissionner pendant un arrêt maladie nécessite d’accomplir certaines démarches administratives spécifiques afin de préserver l’ensemble de ses droits, notamment en matière d’indemnisation. Une gestion rigoureuse de ces formalités permettra d’éviter toute interruption dans le versement des indemnités journalières et facilitera la transition vers votre nouvelle situation professionnelle ou personnelle.
La première démarche essentielle consiste à informer votre CPAM de votre démission. Bien que cette information soit théoriquement transmise par votre employeur via la déclaration sociale nominative (DSN), il est fortement recommandé de prendre les devants en adressant un courrier à votre caisse, accompagné d’une copie de votre lettre de démission et de l’accusé de réception de l’employeur. Cette précaution permettra d’éviter toute interruption dans le versement de vos indemnités journalières.
Parallèlement, vous devrez continuer à respecter scrupuleusement les obligations liées à votre arrêt maladie :
- Envoyer vos avis de prolongation d’arrêt de travail dans les délais impartis (48 heures)
- Respecter les heures de présence à domicile, sauf autorisation de sortie
- Vous soumettre aux contrôles médicaux demandés par la CPAM ou un organisme mandaté
- Ne pas exercer d’activité incompatible avec votre état de santé
L’information à la CPAM et les justificatifs nécessaires
La communication avec la CPAM est cruciale pour garantir la continuité de vos indemnités journalières après votre démission. Même si cette démarche n’est pas formellement obligatoire, elle est vivement recommandée pour éviter tout dysfonctionnement administratif. Le courrier adressé à votre caisse devrait idéalement contenir les éléments suivants :
- Vos coordonnées complètes et votre numéro de sécurité sociale
- La date de votre démission et celle de la fin effective de votre contrat de travail
- La mention de votre souhait de continuer à percevoir vos indemnités journalières
- Une copie de votre lettre de démission
- Une copie de l’accusé de réception de votre employeur
- Une copie de votre dernier arrêt de travail en cours
Il peut également être judicieux de joindre à ce courrier une attestation de votre employeur mentionnant votre démission et la date de fin de contrat. Ce document facilitera le traitement de votre dossier par les services administratifs de la CPAM. N’hésitez pas à demander cette attestation à votre employeur lors de votre démission.
En parallèle, il est important de vérifier que votre médecin traitant est bien informé de votre changement de situation professionnelle. En effet, cela peut avoir une incidence sur la rédaction des avis de prolongation d’arrêt de travail. Votre médecin devra continuer à établir ces avis en mentionnant votre dernier employeur, même après la fin effective de votre contrat de travail.
| Document | Destinataire | Délai recommandé |
|---|---|---|
| Lettre d’information de démission | CPAM | Dès notification à l’employeur |
| Avis de prolongation d’arrêt | CPAM | 48h après établissement |
| Attestation employeur de fin de contrat | CPAM | Après réception de l’employeur |
| Relevé d’identité bancaire | CPAM | En cas de changement de coordonnées |
N’oubliez pas que la CPAM peut, à tout moment, demander des justificatifs complémentaires pour s’assurer de la légitimité de votre situation. Il est donc essentiel de conserver soigneusement tous les documents relatifs à votre démission et à votre arrêt maladie. Si vous déménagez suite à votre démission, veillez également à signaler rapidement votre nouvelle adresse à la CPAM pour éviter tout retard dans le traitement de votre dossier ou l’acheminement de vos indemnités.




