La prise en charge des frais de transport médical représente une aide précieuse pour les patients dont l’état de santé nécessite des déplacements vers des établissements de soins. Qu’il s’agisse d’un taxi conventionné, d’une ambulance ou d’un véhicule sanitaire léger (VSL), l’Assurance Maladie propose un dispositif de remboursement sous certaines conditions. Dans un contexte où les dépenses de santé pèsent lourdement sur le budget des ménages, comprendre les modalités de cette prise en charge devient essentiel. Les règles peuvent sembler complexes, mais elles répondent à une logique précise visant à garantir un accès aux soins pour tous, tout en maîtrisant les dépenses de santé publique.
Les conditions de prise en charge du transport médical par la CPAM

La Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) ne prend pas en charge tous les transports médicaux de manière systématique. Pour bénéficier d’un remboursement, plusieurs conditions doivent être réunies. Tout d’abord, il est impératif que votre état de santé justifie le recours à un transport sanitaire. Cette nécessité médicale constitue le fondement même du système de prise en charge.
La première condition essentielle est l’obtention d’une prescription médicale. Sans ce document établi par votre médecin, aucun remboursement ne sera possible. Le médecin joue donc un rôle central dans ce dispositif puisqu’il évalue votre situation et détermine si votre état de santé nécessite un transport médical. Il précise également le mode de transport le plus adapté à votre condition.
Certaines situations permettent une prise en charge sur simple prescription médicale, sans démarche supplémentaire. C’est notamment le cas lors d’une entrée ou d’une sortie d’hospitalisation, quelle que soit la durée ou le mode d’hospitalisation. Cette règle s’applique également dans le cadre du traitement d’une affection de longue durée (ALD), à condition que le motif du déplacement soit directement lié à cette affection et que le patient ne puisse pas se déplacer par ses propres moyens.
- Les transports liés aux traitements des accidents du travail ou des maladies professionnelles
- Les transports nécessitant une position allongée ou une surveillance particulière
- Les transports pour accompagner un enfant de moins de 16 ans ou une personne dont l’état nécessite l’assistance d’un tiers
- Les transports liés aux soins ou traitements en rapport avec une ALD
- Les transports d’urgence en cas d’hospitalisation
Dans d’autres cas, un accord préalable du médecin-conseil de la CPAM est nécessaire avant de pouvoir bénéficier d’une prise en charge. Cette procédure concerne notamment les transports sur longue distance (plus de 150 km à l’aller), les transports en série (au moins quatre transports de plus de 50 km sur une période de deux mois pour un même traitement), ou encore les transports en avion ou bateau de ligne.
Pour les transports des enfants et adolescents nécessitant un suivi dans un centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) ou dans un centre médico-psychopédagogique (CMPP), l’accord préalable est également requis. De même, les déplacements liés à un contrôle réglementaire, comme une convocation du contrôle médical ou auprès d’un médecin expert, sont soumis à cette procédure d’autorisation.
Il est important de noter que si vous possédez une prescription médicale mais que votre situation ne correspond à aucun des cas mentionnés ci-dessus, les frais de transport ne seront pas pris en charge par la CPAM. Cette règle stricte vise à encadrer les dépenses et à réserver la prise en charge aux patients qui en ont réellement besoin pour des raisons médicales.
En cas d’urgence médicale nécessitant un transport immédiat, une exception existe : la prescription médicale peut être établie après le transport. Cette disposition permet d’intervenir rapidement dans les situations critiques sans être freiné par des considérations administratives. La santé du patient prime alors sur les procédures habituelles.
Pour faciliter vos démarches, vous pouvez consulter le formulaire de bon de transport qui vous guidera pas à pas dans la procédure à suivre.
| Type de transport | Conditions de prise en charge | Procédure |
|---|---|---|
| Entrée/sortie d’hospitalisation | État de santé le justifiant | Prescription médicale simple |
| Liés à une ALD | Motif en rapport avec l’ALD + impossibilité de se déplacer seul | Prescription médicale simple |
| Longue distance (>150 km) | État de santé le justifiant | Accord préalable CPAM |
| Transports en série | Au moins 4 transports >50 km sur 2 mois pour un même traitement | Accord préalable CPAM |
| Urgence médicale | Situation d’urgence avérée | Prescription possible après le transport |
La procédure d’accord préalable pour les transports spécifiques
La procédure d’accord préalable constitue une étape supplémentaire pour certains types de transports médicaux. Elle vise à vérifier que le transport répond bien aux critères de prise en charge avant que celui-ci ne soit effectué. Cette démarche permet à l’Assurance Maladie de contrôler les dépenses tout en garantissant l’accès aux soins pour les patients qui en ont réellement besoin.
Pour initier cette procédure, votre médecin doit compléter le formulaire spécifique intitulé « Demande d’accord préalable/prescription médicale de transport ». Ce document comporte plusieurs volets, dont deux (les volets 1 et 2) doivent être adressés au service médical de votre Caisse d’assurance maladie. Plus précisément, ils sont envoyés au médecin-conseil de la Sécurité sociale dont vous dépendez.
Une fois votre demande envoyée, un délai de réponse de 15 jours est prévu. Ce délai constitue un élément important de la procédure car, en l’absence de réponse dans ce laps de temps, votre demande est automatiquement considérée comme acceptée. Ce principe du “silence vaut acceptation” vous protège contre d’éventuels retards administratifs qui pourraient compromettre votre accès aux soins.
En cas de refus de prise en charge, vous recevrez un courrier vous informant de la décision et vous indiquant la marche à suivre pour faire appel. Cette procédure de recours vous permet de contester la décision si vous estimez qu’elle ne tient pas compte de tous les éléments de votre situation médicale. Il est alors recommandé de préparer un dossier complet avec tous les justificatifs médicaux susceptibles d’appuyer votre demande.
Pour les transports médicaux sur longue distance (plus de 150 km à l’aller), l’accord préalable est systématiquement requis. Cette règle s’explique par le coût plus élevé de ces déplacements et la nécessité de vérifier qu’il n’existe pas de solution alternative plus proche du domicile du patient. Le médecin prescripteur doit alors justifier avec précision les raisons pour lesquelles le patient doit se rendre dans un établissement éloigné.
De même, pour les transports en série, définis comme au moins quatre transports de plus de 50 km (à l’aller) sur une période de deux mois et pour un même traitement, l’accord préalable est obligatoire. Cette disposition vise à organiser au mieux ces déplacements récurrents et à éviter des trajets qui pourraient être regroupés ou effectués dans des établissements plus proches.
Les différents modes de transport médical et leur prescription

Le choix du mode de transport médical n’est pas laissé à la discrétion du patient. En effet, c’est le médecin qui détermine, en fonction de l’état de santé du patient, le moyen de transport le plus adapté. Cette décision médicale est un élément clé du système de prise en charge, car elle garantit que le mode de transport correspond aux besoins réels du patient tout en privilégiant la solution la moins onéreuse possible.
Plusieurs options sont possibles, chacune répondant à des situations médicales spécifiques. L’ambulance est prescrite lorsque l’état du patient nécessite une position allongée ou semi-allongée, ou une surveillance constante par un professionnel de santé. C’est le mode de transport le plus médicalisé, utilisé pour les patients dont la mobilité est très réduite ou dont l’état est instable.
Le transport assis professionnalisé constitue une alternative pour les patients qui peuvent voyager en position assise mais qui nécessitent une aide aux déplacements ou l’accompagnement d’une tierce personne. Cette catégorie regroupe deux types de véhicules : le véhicule sanitaire léger (VSL) et le taxi conventionné. Ces deux options offrent un niveau d’assistance intermédiaire, adapté aux patients semi-autonomes.
- L’ambulance : pour les patients nécessitant une position allongée ou une surveillance constante
- Le VSL (Véhicule Sanitaire Léger) : pour les patients pouvant voyager assis mais nécessitant une assistance
- Le taxi conventionné : similaire au VSL, reconnaissable au logo bleu CPAM sur la vitre arrière droite
- Les transports en commun : pour les patients autonomes sans besoin d’assistance particulière
- Le véhicule personnel : option possible si le patient dispose du permis et peut conduire
Pour distinguer un taxi conventionné d’un taxi ordinaire, il faut repérer le logo bleu de la CPAM qui doit figurer sur la vitre arrière droite du véhicule. Cette signalétique atteste que le chauffeur a signé une convention avec l’Assurance Maladie et qu’il respecte les tarifs fixés dans ce cadre. Seuls les taxis disposant de cet agrément peuvent prétendre à une prise en charge des frais par la CPAM.
Si le médecin estime que votre état de santé ne nécessite ni surveillance particulière ni aide à la mobilité, il peut prescrire un transport en commun ou l’utilisation de votre véhicule personnel. Cette option est retenue pour les patients entièrement autonomes, capables de se déplacer seuls et sans assistance spécifique.
Il est crucial de respecter la prescription médicale concernant le mode de transport. Si vous optez pour un moyen de transport différent de celui prescrit par votre médecin, notamment si vous choisissez un taxi non conventionné alors qu’un transport assis professionnalisé a été prescrit, aucune prise en charge ne sera possible. La totalité des frais restera alors à votre charge.
Pour identifier les taxis conventionnés dans votre région, vous pouvez contacter directement votre CPAM ou appeler le 36 46 (prix d’un appel local). Une autre solution consiste à adresser un message depuis votre compte Ameli pour obtenir une réponse personnalisée. Prenez le temps de vérifier cette information avant d’organiser votre déplacement pour éviter toute mauvaise surprise.
Si vous êtes une personne à mobilité réduite, il peut être utile de vous renseigner également sur la carte de stationnement handicapé qui peut faciliter vos déplacements en complément des transports médicaux.
| État de santé | Mode de transport recommandé | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Position allongée nécessaire ou surveillance constante | Ambulance | Transport médicalisé avec personnel soignant |
| Position assise possible mais aide nécessaire | VSL ou taxi conventionné | Transport assis professionnalisé |
| Autonomie complète sans besoin d’assistance | Transport en commun ou véhicule personnel | Solution la moins onéreuse pour les patients autonomes |
| Nécessité d’accompagnement d’un tiers | Transport assis professionnalisé | Présence d’un accompagnateur mentionnée sur la prescription |
| État critique ou urgence | Ambulance médicalisée | Équipement médical complet et personnel qualifié |
Comment identifier et choisir un taxi conventionné CPAM
Le taxi conventionné, également appelé taxi CPAM, représente une option importante dans le cadre des transports médicaux. Contrairement à un taxi ordinaire, il a signé une convention avec l’Assurance Maladie qui lui permet de pratiquer des tarifs encadrés et d’offrir le service de tiers payant aux patients. Cette distinction est fondamentale car seuls les trajets effectués avec un taxi conventionné peuvent faire l’objet d’une prise en charge par la CPAM.
Pour reconnaître un taxi conventionné, il faut être attentif à un signe distinctif : le logo bleu de la CPAM qui doit être apposé sur la vitre arrière droite du véhicule. Cette signalétique officielle garantit que le chauffeur respecte les conditions fixées par la convention et qu’il est habilité à effectuer des transports médicaux remboursables.
Avant d’organiser votre déplacement médical, il est vivement recommandé de vérifier que le taxi que vous envisagez d’utiliser dispose bien de cet agrément. Pour ce faire, plusieurs options s’offrent à vous. Vous pouvez contacter directement votre CPAM locale qui tient à jour une liste des taxis conventionnés dans votre secteur. L’appel au 36 46 (prix d’un appel local) constitue également un moyen rapide d’obtenir cette information.
Pour une réponse plus personnalisée, n’hésitez pas à adresser un message depuis votre compte Ameli. Cette démarche vous permettra d’obtenir des informations précises adaptées à votre situation géographique et à vos besoins spécifiques. Certaines CPAM proposent également des répertoires en ligne des prestataires de santé conventionnés, incluant les taxis.
Lors de la réservation d’un taxi conventionné, précisez bien qu’il s’agit d’un transport médical et que vous disposez d’une prescription. Le chauffeur doit être informé à l’avance pour préparer les documents nécessaires à la prise en charge. Au moment du transport, vous devrez lui présenter votre prescription médicale ainsi que votre carte Vitale pour bénéficier du tiers payant.
Si vous avez des difficultés à trouver un taxi conventionné disponible, n’hésitez pas à élargir votre recherche aux communes voisines. Les taxis conventionnés peuvent intervenir au-delà des limites de leur commune d’exercice principal. Dans certaines zones rurales où l’offre est limitée, cette solution peut s’avérer nécessaire.
Il est important de noter que si vous optez pour un taxi non conventionné alors que votre médecin a prescrit un transport assis professionnalisé, aucune prise en charge ne sera possible, même a posteriori. La totalité des frais restera à votre charge, sans possibilité de remboursement. Cette règle stricte vise à garantir le respect des conventions tarifaires établies avec les prestataires de santé.
Pour les personnes qui effectuent des transports médicaux réguliers, il peut être judicieux d’établir une relation suivie avec un chauffeur de taxi conventionné. Cette habitude facilite l’organisation des déplacements et permet souvent de bénéficier d’un service plus personnalisé, adapté à vos contraintes médicales spécifiques.
Si vous êtes vous-même chauffeur et souhaitez développer votre activité dans ce domaine, sachez que des formations existent pour obtenir une carte professionnelle de conducteur VTC qui peut être une première étape vers le conventionnement.
Les taux de remboursement des frais de transport médical

Le taux de remboursement des frais de transport médical varie selon plusieurs critères, notamment le mode de transport utilisé et la situation médicale du patient. Dans le cas général, l’Assurance Maladie prend en charge 65% des frais engagés, dans la limite des tarifs conventionnels fixés. Cette règle s’applique quel que soit le mode de transport prescrit par le médecin.
Cependant, ce taux de base connaît plusieurs exceptions, notamment lorsque certaines conditions médicales ou situations particulières sont réunies. Dans ces cas spécifiques, le remboursement peut atteindre 100% des frais, offrant ainsi une couverture intégrale au patient. Cette prise en charge totale constitue un soutien considérable pour les personnes concernées.
Pour les transports effectués avec un véhicule personnel, le remboursement s’effectue sur la base d’indemnités kilométriques dont le tarif est fixé par arrêté. En 2025, ce tarif s’élève à 0,30 € par kilomètre parcouru. Ce montant sert de base au calcul du remboursement qui s’élève donc à 65% de cette somme. Par exemple, pour un trajet de 100 kilomètres, le remboursement sera de 65% de 30 euros (0,30 € × 100), soit 19,50 euros.
- Remboursement standard : 65% des frais dans la limite des tarifs conventionnels
- Remboursement à 100% pour certaines situations spécifiques (ALD, accident du travail…)
- Franchise médicale de 4€ par trajet (plafonnée à 8€ par jour)
- Indemnité kilométrique de 0,30€/km pour l’utilisation d’un véhicule personnel (2025)
- Application possible du tiers payant avec les prestataires conventionnés
Pour les déplacements en transport en commun, le remboursement est calculé sur la base du titre de transport utilisé, en privilégiant toujours le tarif le moins onéreux. Ainsi, pour un trajet en train, c’est le prix du billet en seconde classe qui sert de référence, même si le patient a voyagé en première classe. De même, pour l’avion, c’est le tarif économique qui est pris en compte.
Concernant les transports en ambulance, VSL ou taxi conventionné, le remboursement s’effectue sur la base des tarifs conventionnels négociés entre ces prestataires de santé et l’Assurance Maladie. Ces tarifs varient selon les départements et le type de véhicule utilisé. Il est important de noter qu’une franchise médicale de 4 euros par trajet (plafonnée à 8 euros par jour) est appliquée, sauf pour les bénéficiaires d’une exonération.
Dans certaines situations spécifiques, le taux de remboursement atteint 100% des frais engagés. C’est notamment le cas pour les transports liés au traitement d’une affection de longue durée (ALD), à condition que le déplacement soit en rapport direct avec cette affection. De même, les transports liés à un accident du travail ou à une maladie professionnelle bénéficient d’une prise en charge intégrale.
D’autres situations permettent également une prise en charge à 100%, comme les transports liés au diagnostic et au traitement de la stérilité, ceux concernant les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement, ou encore les transports d’urgence en cas d’hospitalisation. Cette liste n’est pas exhaustive et d’autres cas particuliers peuvent être concernés.
Pour les personnes bénéficiant de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS, qui a remplacé la CMU-C) ou de l’Aide Médicale de l’État (AME), la prise en charge est également totale, sous réserve du respect des conditions générales d’attribution. Pour en savoir plus sur les aides disponibles pour financer votre complémentaire santé, consultez notre guide sur comment obtenir une aide pour payer sa mutuelle.
| Mode de transport | Base de calcul | Taux standard | Cas de prise en charge à 100% |
|---|---|---|---|
| Véhicule personnel | 0,30€/km (2025) | 65% | – ALD (si transport en lien direct) – Accident du travail/Maladie professionnelle – Femmes enceintes (6e mois à J+12 après accouchement) – Hospitalisation d’urgence – Bénéficiaires CSS/AME |
| Transport en commun | Tarif le moins cher (2e classe train…) | 65% | |
| Taxi conventionné/VSL | Tarif conventionnel | 65% – franchise 4€/trajet | |
| Ambulance | Tarif conventionnel | 65% – franchise 4€/trajet |
Le mécanisme du tiers payant pour les transports sanitaires
Le mécanisme du tiers payant représente un avantage considérable pour les patients ayant recours à des transports sanitaires. Ce dispositif leur permet de ne pas avancer les frais pris en charge par l’Assurance Maladie, allégeant ainsi leur charge financière immédiate. Pour les transports médicaux, ce système s’applique principalement avec les prestataires conventionnés : ambulances, VSL et taxis conventionnés.
Pour bénéficier du tiers payant lors d’un transport médical, plusieurs documents sont nécessaires. Tout d’abord, vous devez présenter au transporteur votre prescription médicale de transport, qui justifie la nécessité médicale du déplacement. Ensuite, votre carte Vitale est indispensable pour permettre la transmission électronique des informations à la CPAM et déclencher la prise en charge.
Avec ce système, le prestataire de santé (ambulancier, chauffeur de VSL ou de taxi conventionné) est directement payé par l’Assurance Maladie pour la part obligatoire (65% dans le cas général). Vous n’avez alors à régler que la part non remboursée, soit 35% des frais, ainsi que la franchise médicale de 4 euros par trajet, si vous n’en êtes pas exonéré.
Si vous disposez d’une complémentaire santé qui prend en charge les frais de transport, le tiers payant peut également s’appliquer pour la part complémentaire. Dans ce cas, vous n’aurez aucun frais à avancer, hormis l’éventuelle franchise médicale. Pour que ce dispositif fonctionne, votre transporteur doit avoir signé une convention avec votre organisme complémentaire.
Dans certaines situations de prise en charge à 100% (ALD, accident du travail, etc.), le tiers payant vous dispense totalement d’avance de frais, à l’exception de la franchise médicale qui reste due dans la plupart des cas. Ce mécanisme est particulièrement avantageux pour les patients qui doivent effectuer des transports réguliers et pour qui l’avance de frais représenterait une charge financière importante.
Il est important de noter que le tiers payant ne peut s’appliquer qu’avec des prestataires conventionnés. Si vous choisissez d’utiliser un taxi non conventionné alors que votre médecin a prescrit un transport assis professionnalisé, vous devrez régler l’intégralité des frais sans possibilité de bénéficier du tiers payant. Le remboursement a posteriori ne sera pas possible dans ce cas.
Pour en savoir plus sur le fonctionnement général du tiers payant au-delà des transports médicaux, vous pouvez consulter notre article détaillé sur le fonctionnement du tiers payant.
Les situations ouvrant droit à une prise en charge à 100%

Si le taux standard de remboursement des frais de transport médical est fixé à 65%, certaines situations spécifiques permettent de bénéficier d’une prise en charge intégrale. Cette couverture à 100% représente un soutien financier considérable pour les patients concernés, notamment ceux qui doivent effectuer des déplacements fréquents pour leurs soins.
La première situation ouvrant droit à ce remboursement intégral concerne les transports liés au traitement d’une affection de longue durée (ALD). Toutefois, il est important de préciser que le déplacement doit être en rapport direct avec l’ALD reconnue. Par exemple, si vous souffrez d’un diabète (ALD) mais que votre transport concerne une consultation dermatologique sans lien avec cette pathologie, le taux standard de 65% s’appliquera.
Les transports en lien avec un accident du travail ou une maladie professionnelle bénéficient également d’une prise en charge à 100%. Cette disposition s’inscrit dans le cadre plus large de la couverture des risques professionnels par la Sécurité sociale, qui garantit une protection renforcée aux salariés victimes d’accidents ou de maladies liés à leur activité professionnelle.
- Affection de longue durée (ALD) pour les transports en lien direct avec la pathologie
- Accident du travail ou maladie professionnelle reconnus
- Diagnostic et traitement de la stérilité
- Femmes enceintes à partir du 6e mois et jusqu’à 12 jours après l’accouchement
- Hospitalisation d’un nouveau-né de moins d’un mois
- Transport d’urgence en cas d’hospitalisation
- Transport entre deux établissements de santé ou vers un établissement d’HAD
- Bénéficiaires de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS) ou de l’Aide Médicale de l’État (AME)
Une autre catégorie importante concerne les femmes enceintes à partir du 6e mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement.




