La retraite marque une période de transition importante, souvent accompagnée d’une réduction significative des revenus. Pour de nombreux seniors, le logement représente le poste de dépense le plus conséquent, pouvant parfois compromettre leur stabilité financière. Heureusement, le système social français propose diverses allocations logement spécifiquement conçues pour les retraités, qu’ils vivent à domicile, en établissement spécialisé ou chez l’habitant. Ces dispositifs, gérés principalement par la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) et les services départementaux, visent à alléger la charge financière liée au logement et à favoriser le maintien de conditions de vie dignes. Comprendre ces différentes aides, leurs conditions d’attribution et leurs modalités de cumul devient essentiel pour optimiser ses droits et préserver son pouvoir d’achat durant cette nouvelle étape de vie.
Les différentes aides au logement pour retraités : vue d’ensemble

Le système français d’aides au logement pour les seniors s’articule autour de plusieurs dispositifs complémentaires, adaptés aux différentes situations résidentielles. Ces aides constituent un filet de sécurité essentiel pour de nombreux retraités dont les pensions ne permettent pas de couvrir sereinement leurs frais de logement.
En 2025, trois principales allocations logement sont accessibles aux retraités via la CAF ou la MSA (Mutualité Sociale Agricole) pour les anciens exploitants agricoles. Il s’agit de l’Aide Personnalisée au Logement (APL), l’Allocation de Logement Sociale (ALS) et l’Allocation de Logement Familiale (ALF). Ces dispositifs s’adressent à tous les retraités, qu’ils soient locataires, propriétaires remboursant un prêt, ou résidents en établissement.
L’attribution de ces aides dépend principalement de trois facteurs : les ressources du demandeur, les caractéristiques du logement occupé et la situation familiale. Il est important de noter que ces trois allocations ne sont pas cumulables entre elles – le retraité bénéficiera de celle qui est la plus avantageuse selon sa situation.
| Type d’aide | Organisme payeur | Public concerné | Type de logement |
|---|---|---|---|
| APL | CAF/MSA | Tous retraités sous conditions de ressources | Logement conventionné |
| ALS | CAF/MSA | Retraités ne pouvant bénéficier de l’APL ou ALF | Tout type de logement |
| ALF | CAF/MSA | Retraités avec charge de famille | Tout type de logement non conventionné |
| ASH | Département | Retraités à revenus très modestes | EHPAD/accueil familial |
À ces aides versées par la CAF s’ajoute l’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH), gérée par les services départementaux. Cette aide complémentaire permet aux retraités disposant de faibles ressources de financer leur hébergement en établissement spécialisé ou chez un accueillant familial agréé.
Des dispositifs complémentaires existent également pour adapter le logement au vieillissement. Par exemple, l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) propose des subventions pour financer des travaux d’adaptation, tandis que les caisses de retraite peuvent accorder des aides ponctuelles pour le maintien à domicile.
Il est fondamental pour les retraités de bien comprendre ces différentes options afin d’optimiser leur situation financière. Une demande mal orientée ou incomplète peut entraîner la perte de droits significatifs. Les Centres Communaux d’Action Sociale (CCAS) présents dans chaque commune constituent souvent le premier interlocuteur pour obtenir des informations personnalisées.
Les critères d’éligibilité communs à toutes les aides au logement
Malgré leurs spécificités, les différentes aides au logement pour retraités partagent plusieurs critères d’éligibilité fondamentaux que tout demandeur doit satisfaire pour espérer en bénéficier.
Tout d’abord, le critère de résidence est incontournable. Le demandeur doit résider en France de manière stable et régulière. Pour les ressortissants étrangers, ils doivent disposer d’un titre de séjour valide. Cette condition s’applique que le retraité soit à domicile ou en établissement.
La condition de ressources est également commune à toutes les aides, avec toutefois des plafonds variables selon les dispositifs. Les organismes prennent généralement en compte les revenus de l’année N-2, avec toutefois des mécanismes d’actualisation en cas de changement significatif de situation. En 2025, les plafonds ont connu une revalorisation pour tenir compte de l’inflation, permettant à davantage de retraités d’accéder à ces aides.
- Être résident en France de façon stable et régulière
- Avoir des ressources inférieures aux plafonds fixés
- Occuper un logement décent répondant aux normes minimales d’habitabilité
- Utiliser le logement comme résidence principale
- Ne pas avoir de lien familial avec le propriétaire (pour les locataires)
Concernant le logement, qu’il s’agisse d’un logement individuel ou d’un établissement, il doit respecter des normes minimales de décence et de salubrité. La superficie minimale requise est de 9m² pour une personne seule et 16m² pour un couple. Le logement doit également être doté d’un confort de base (eau courante, électricité, sanitaires).
Il est important de noter que ces aides sont versées sans condition d’âge. Un retraité de 62 ans comme un senior de 90 ans peuvent y prétendre dès lors qu’ils satisfont aux critères. Les services de la CAF, des CCAS ou des guichets de la CT (Caisse de Territoire) peuvent accompagner les demandeurs dans l’évaluation de leur éligibilité et la constitution de leur dossier.
Les associations de retraités jouent également un rôle précieux dans l’information de leurs membres sur ces dispositifs parfois complexes. Leur expertise permet souvent d’identifier des droits méconnus ou de surmonter des obstacles administratifs.
L’aide personnalisée au logement (APL) pour les seniors

L’Aide Personnalisée au Logement (APL) représente l’allocation logement la plus répandue parmi les retraités. Cette aide, versée par la CAF ou la MSA selon le régime d’affiliation, constitue un soutien financier mensuel déterminant pour de nombreux seniors.
L’APL présente une particularité importante : elle est spécifiquement destinée aux logements conventionnés, c’est-à-dire des logements pour lesquels le propriétaire a signé une convention avec l’État, s’engageant notamment à pratiquer des loyers modérés. Cette condition s’applique aussi bien aux logements individuels qu’aux établissements d’hébergement pour personnes âgées.
Parmi les retraités, plusieurs profils peuvent bénéficier de l’APL :
- Les locataires d’un logement conventionné (notamment dans le parc social)
- Les propriétaires remboursant un prêt conventionné ou un prêt d’accession sociale
- Les résidents en EHPAD conventionné
- Les personnes âgées hébergées chez un accueillant familial dont le logement est conventionné
Le calcul du montant de l’APL repose sur une formule complexe qui prend en compte plusieurs facteurs. En 2025, ce calcul intègre :
Les ressources du foyer, principalement basées sur les revenus de l’année N-2, mais avec une possibilité d’actualisation en cas de baisse significative des revenus, comme lors du passage à la retraite. Le montant des pensions est pris en compte, mais certaines prestations sociales sont exclues du calcul.
La composition du foyer, qui influence directement le plafond de ressources applicable. Un retraité vivant seul n’aura pas le même plafond qu’un couple de seniors ou qu’une personne âgée hébergeant un membre de sa famille.
Le montant du loyer ou de la mensualité de remboursement du prêt, dans la limite d’un plafond qui varie selon la zone géographique (zone 1 pour Paris et la région parisienne, zone 2 pour les grandes agglomérations, zone 3 pour le reste du territoire).
Pour les retraités résidant en EHPAD, le calcul prend en compte un forfait qui intègre le loyer, les charges et les prestations obligatoires. Ce forfait varie selon l’établissement et est mentionné dans le contrat de séjour.
| Zone géographique | Montant mensuel moyen APL (personne seule) | Plafond de loyer pris en compte | Plafond de ressources annuelles (2025) |
|---|---|---|---|
| Zone 1 (Paris et région parisienne) | 289€ | 312€ | 15 320€ |
| Zone 2 (grandes villes) | 252€ | 274€ | 15 320€ |
| Zone 3 (reste du territoire) | 235€ | 257€ | 15 320€ |
Un atout majeur de l’APL est sa modalité de versement. Pour les retraités locataires, l’aide peut être versée directement au bailleur (tiers payant), ce qui simplifie la gestion budgétaire. Le senior ne paie alors que le reste à charge. Pour les résidents en EHPAD, l’APL peut être versée directement à l’établissement, réduisant d’autant la facture mensuelle.
L’APL peut être cumulée avec d’autres dispositifs comme l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) ou l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées), mais pas avec les autres aides au logement (ALS ou ALF). En revanche, pour les retraités en établissement, l’APL est cumulable avec l’ASH (Aide Sociale à l’Hébergement).
Pour effectuer une demande d’APL, les retraités peuvent se tourner vers les guichets de la CAF, de la MSA, ou réaliser leur démarche en ligne. Les CCAS et les services sociaux des Caisses de Territoire proposent également un accompagnement pour constituer le dossier.
Cas particuliers : l’APL pour les retraités en EHPAD
L’APL présente des spécificités importantes lorsqu’elle s’applique aux retraités résidant en Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD). Cette modalité de l’aide mérite une attention particulière tant elle peut alléger significativement le coût d’un hébergement souvent onéreux.
La première particularité concerne l’éligibilité des établissements. Pour qu’un résident puisse bénéficier de l’APL, l’EHPAD doit impérativement être conventionné avec l’État. En 2025, environ 75% des EHPAD en France ont signé cette convention, mais il est essentiel de vérifier ce point avant d’intégrer une structure. Cette information figure généralement dans le contrat de séjour ou peut être obtenue directement auprès de la direction de l’établissement.
Le calcul de l’APL en EHPAD présente également certaines particularités :
- Le “loyer” pris en compte correspond au tarif hébergement facturé par l’établissement, dans la limite d’un plafond fixé réglementairement
- Les charges locatives sont intégrées sous forme d’un forfait
- Les prestations obligatoires liées à la dépendance ne sont pas prises en compte, puisqu’elles peuvent être couvertes par l’APA
- La redevance versée pour l’occupation d’un logement dans une résidence autonomie (ex-logement-foyer) peut également ouvrir droit à l’APL
Pour les couples dont un seul membre réside en EHPAD, la situation présente une complexité particulière. La CAF considère qu’il s’agit d’un ménage séparé pour le calcul des droits. Ainsi, seules les ressources de la personne hébergée sont prises en compte pour l’APL en EHPAD, tandis que le conjoint resté à domicile peut continuer à percevoir une aide au logement pour sa résidence principale.
La démarche pour demander l’APL en EHPAD est généralement simplifiée. De nombreux établissements disposent de personnels formés qui accompagnent les résidents et leurs familles dans la constitution du dossier. Certains CCAS et Associations de Retraités proposent également un accompagnement personnalisé.
Les délais d’instruction peuvent varier selon les territoires, mais la CAF traite généralement ces demandes de façon prioritaire. Une fois accordée, l’APL est versée mensuellement, le plus souvent directement à l’établissement, qui ne facture alors au résident que le reste à charge.
Il est important de noter que le montant de l’APL en EHPAD peut évoluer en fonction des revalorisations des retraites ou des changements de tarification de l’établissement. Une actualisation annuelle est généralement effectuée par la CAF ou la MSA.
L’allocation de logement sociale (ALS) pour les seniors

L’Allocation de Logement Sociale (ALS) constitue une alternative précieuse pour les retraités qui ne peuvent prétendre à l’APL, notamment parce qu’ils occupent un logement non conventionné. Cette aide, également versée par la CAF ou la MSA, permet de soutenir de nombreux seniors dans leur effort financier pour se loger.
L’ALS présente l’avantage majeur d’être accessible à un large éventail de situations résidentielles. Contrairement à l’APL qui exige un logement conventionné, l’ALS peut être accordée quel que soit le type de logement occupé par le retraité, sous réserve qu’il réponde aux critères de décence.
Parmi les seniors éligibles à l’ALS, on retrouve plusieurs profils :
- Les retraités locataires d’un logement non conventionné dans le parc privé
- Les propriétaires remboursant un prêt pour un logement non conventionné
- Les résidents en EHPAD non conventionné
- Les personnes âgées en résidence autonomie ou en Foyer de Vie
- Les retraités hébergés chez un accueillant familial
- Les seniors vivant en chambre dans une maison de retraite non conventionnée
Le calcul de l’ALS repose sur des principes similaires à ceux de l’APL, mais avec quelques nuances. La formule intègre :
Les ressources du demandeur, avec une référence aux revenus de l’année N-2, mais une possibilité d’actualisation en cas d’évolution significative de la situation financière. Pour les retraités ayant connu une baisse importante de revenus lors du passage à la retraite, cette actualisation est particulièrement avantageuse.
La composition du foyer, qui détermine le plafond de ressources applicable. Les personnes isolées, particulièrement nombreuses parmi les seniors, bénéficient d’une attention particulière dans le calcul.
Le montant du loyer ou de la redevance, dans la limite d’un plafond qui varie selon la zone géographique. Ces plafonds sont régulièrement revalorisés pour tenir compte de l’évolution du marché immobilier.
| Situation du retraité | Montant moyen mensuel ALS (2025) | Plafond de ressources annuelles | Documents spécifiques à fournir |
|---|---|---|---|
| Personne seule en logement ordinaire | 177€ | 15 320€ | Bail, quittances |
| Couple de retraités | 215€ | 22 970€ | Livret de famille |
| Résident en EHPAD non conventionné | 265€ | 15 320€ | Contrat de séjour |
| Hébergement chez accueillant familial | 231€ | 15 320€ | Contrat d’accueil |
En 2025, l’ALS représente un soutien mensuel moyen de 177€ pour une personne seule, mais ce montant peut varier considérablement selon la situation individuelle. Pour les résidents en EHPAD non conventionné, l’aide peut atteindre des montants plus élevés, jusqu’à 265€ en moyenne, compte tenu des tarifs pratiqués dans ces établissements.
Comme pour l’APL, l’ALS peut être versée directement au bailleur ou à l’établissement d’hébergement, ce qui simplifie la gestion pour le senior et sécurise le paiement pour le créancier. Ce système dit du “tiers payant” est particulièrement apprécié des gestionnaires d’EHPAD et de Résidences Seniors.
L’ALS est cumulable avec l’APA, l’ASPA et l’ASH, mais pas avec les autres aides au logement (APL ou ALF). Cette règle de non-cumul entre aides au logement implique que la CAF ou la MSA attribuera automatiquement l’aide la plus avantageuse pour le demandeur.
La demande d’ALS s’effectue auprès de la CAF ou de la MSA, en ligne ou via un formulaire papier. Les CCAS peuvent apporter un soutien précieux dans cette démarche, particulièrement pour les seniors peu familiers avec les procédures administratives ou les outils numériques.
Spécificités de l’ALS pour les retraités en résidence autonomie
Les résidences autonomie (anciennement appelées logements-foyers) représentent une solution d’hébergement intermédiaire très prisée par les retraités autonomes. Ces structures offrent des logements individuels associés à des services collectifs, sans pour autant proposer de soins médicaux permanents comme les EHPAD. L’ALS présente plusieurs particularités lorsqu’elle s’applique à ce mode d’hébergement.
La première spécificité concerne le calcul de la redevance prise en compte. En résidence autonomie, le résident ne paie pas à proprement parler un loyer, mais une redevance qui comprend :
- L’équivalent du loyer pour le logement privatif
- Les charges locatives (eau, électricité, chauffage)
- Les frais liés aux espaces communs
- Le coût des prestations obligatoires (accueil, animation, téléassistance…)
Pour le calcul de l’ALS, seule une partie de cette redevance est prise en compte, généralement le montant correspondant au loyer et aux charges locatives. Les prestations annexes, même obligatoires, sont exclues du calcul, ce qui peut réduire l’impact de l’aide pour certains résidents.
Une autre particularité importante concerne les plafonds de ressources. En 2025, ces plafonds ont été spécifiquement adaptés pour les résidents en foyer, reconnaissant ainsi les charges particulières liées à ce mode d’hébergement. Cette adaptation permet à davantage de retraités modestes d’accéder à l’ALS en résidence autonomie.
Le mode de versement de l’ALS présente également des spécificités dans ce contexte. La grande majorité des résidences autonomie pratiquent le système du tiers payant, où l’aide est directement versée à l’établissement. Le résident ne s’acquitte alors que du différentiel. Cette modalité simplifie considérablement la gestion budgétaire pour des seniors parfois fragilisés.
Les démarches d’obtention de l’ALS sont généralement facilitées dans ces structures. Le personnel administratif des résidences autonomie est habitué à accompagner les résidents dans la constitution de leur dossier et sert souvent d’intermédiaire avec la CAF ou la MSA. Cet accompagnement est particulièrement précieux pour les retraités isolés ou peu familiers avec les procédures administratives.
En cas de changement de situation (décès du conjoint, évolution des ressources), la résidence autonomie joue souvent un rôle d’alerte et d’accompagnement pour actualiser les droits à l’ALS. Cette réactivité permet d’éviter des ruptures de droits préjudiciables au budget des seniors.
Il est à noter que certaines résidences autonomie proposent également un dispositif d’Argent de Poche, laissant aux résidents bénéficiant de l’aide sociale une somme minimale mensuelle pour leurs dépenses personnelles, en complément de l’ALS qui couvre une partie de l’hébergement.
L’allocation de logement familiale (ALF) pour les seniors avec charge de famille

L’Allocation de Logement Familiale (ALF) représente la troisième aide au logement du dispositif français. Bien que moins souvent associée aux retraités dans l’imaginaire collectif, elle concerne pourtant un nombre non négligeable de seniors qui, malgré leur âge, conservent des responsabilités familiales.
Contrairement aux idées reçues, la retraite ne signifie pas toujours l’absence de charge familiale. De nombreux seniors continuent d’héberger ou de soutenir financièrement des membres de leur famille, qu’il s’agisse d’enfants adultes en difficulté, de petits-enfants ou même de parents très âgés. L’ALF a été conçue pour tenir compte de ces situations particulières.
Plusieurs situations peuvent ouvrir droit à l’ALF pour un retraité :
- La présence au foyer d’enfants à charge (y compris des petits-enfants recueillis)
- L’hébergement d’un parent ou d’un grand-parent de plus de 65 ans (ou 60 ans s’il est inapte au travail)
- L’accueil d’un proche en situation de handicap avec un taux d’incapacité d’au moins 80%
- Certaines situations familiales spécifiques (par exemple, un couple marié depuis moins de 5 ans, dont l’un des membres est retraité)
Le calcul de l’ALF intègre des paramètres similaires à ceux de l’APL et de l’ALS, avec une attention particulière portée à la composition du foyer et aux charges familiales. La formule prend en compte :
Les ressources du foyer, en référence aux revenus de l’année N-2, avec la possibilité d’actualisations en cas d’évolution significative comme le passage à la retraite ou l’arrivée d’une personne à charge.
La composition du foyer, avec une valorisation spécifique pour chaque personne à charge. Ce facteur est particulièrement important dans le calcul de l’ALF et peut aboutir à des montants plus élevés que ceux de l’ALS pour des situations comparables.
Le montant du loyer ou de la mensualité de remboursement, dans la limite de plafonds qui varient selon la zone géographique et le nombre de personnes à charge.
| Situation familiale du retraité | Montant moyen ALF (2025) | Plafond de ressources | Particularités |
|---|---|---|---|
| Retraité avec 1 enfant à charge | 295€ | 27 340€ | Majoration pour enfant handicapé |
| Retraité hébergeant un parent âgé | 267€ | 23 970€ | Le parent doit avoir plus de 65 ans |
| Couple de retraités avec 1 personne à charge | 321€ | 32 860€ | Calcul tenant compte des deux pensions |
| Retraité avec 2 personnes à charge | 367€ | 33 120€ | Bonification par personne supplémentaire |
En 2025, l’ALF représente un soutien mensuel moyen variant de 267€ à plus de 367€ selon la composition du foyer. Ces montants peuvent s’avérer significativement plus élevés que ceux de l’ALS pour des situations de ressources comparables, du fait de la prise en compte des charges familiales.
Comme les autres aides au logement, l’ALF peut être versée en tiers payant, c’est-à-dire directement au bailleur ou à l’organisme prêteur. Cette modalité simplifie la gestion budgétaire pour le retraité et sécurise le paiement pour le créancier.
L’ALF est cumulable avec d’autres prestations sociales comme l’APA ou l’ASPA, mais pas avec les autres aides au logement (APL ou ALS). La CAF ou la MSA attribuera automatiquement l’aide la plus avantageuse pour le demandeur.




